Le soleil était au rendez-vous, dimanche à Saint-Malo, pour le départ des 115 participants à la Route du Rhum, pour la 13e édition du célèbre sprint transatlantique en solitaire. En fin d'après-midi, c'est Tom Laperche (SVR Lazartigue), l'un des favoris, qui a pris la tête de la compétition, suivi de près par Armel Le Cléac'h.

Publié le : 01/11/2026 - 06:25Modifié le : 02/11/2026 - 07:59

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Le coup de canon a été tiré à 13 heures, dimanche 1er novembre, pour lancer les 115 skippers au départ de la route du Rhum, dans des conditions favorables : un soleil radieux, une mer quasiment plate et une température agréable.

Certains suivent la course depuis leur radio, d'autres sur leur téléphone mais lorsque les voiliers se présentent devant le Cap au terme d'un premier bord depuis la ligne de départ au large de Saint-Malo, la foule – 11 000 personnes selon la préfecture – applaudit chaleureusement et commente les premiers duels.

Sur le village de course, ils étaient quasiment 200 000 vendredi pour venir voir les premiers bateaux sortir du port et se mettre au mouillage à l'extérieur de la ville.

Au moment de passer la porte Fréhel, c'est Armel Le Cléac'h (Banque Populaire) qui a un peu d'avance. Mais il cède rapidement la tête à Tom Laperche (SVR-Lazartigue), 29 ans, l'un des favoris de la compétition. Ce dernier s'élance sur sa première grande course en solitaire, après avoir gagné toutes les courses de préparation depuis un an.

Armel Le Cléac'h se trouvait juste derrière lui en fin d'après-midi, suivi d'Anthony Marchand (Actual) et Louis Burton (Armand Thiery), quasiment bord à bord.

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"Ça y est, c'est parti pour la Route du Rhum ! Pas mal de manœuvres pour aller à Fréhel. Le vent est un peu retombé mais ça va forcir dans pas longtemps, direction la sortie de la Manche", a déclaré Le Cléac'h dans une vidéo envoyée du bord.

Six catégories de voiliers

"Je suis un peu stressé, évidemment. Je crois qu'on ne s'habitue jamais vraiment à ces moments-là. C'est un objectif que nous préparons depuis un an et demi et tout le monde a travaillé très dur pour être ici", confiait avant son départ Sébastien Simon (Groupe Dubreuil), arrivé troisième au dernier Vendée Globe.

Spécificité de la course, tous les voiliers ne partent pas égaux niveau performance. La flotte, mélange de professionnels et d'amateurs, est composée de six catégories de bateaux : des petits monocoques ayant participé à la première édition, aux multicoques volant de dernière génération.

Ce sont ces derniers, les Ultim, des trimarans géants atteignant plus de 90 km/h sur l'eau, qui s'échapperont les premiers vers le large. Barrés par les meilleurs skippers de la planète, ces géants des mers peuvent espérer effectuer la traversée en six jours, quand les voiliers les plus lents mettront près d'un mois pour arriver en Guadeloupe, à Pointe-à-Pitre.

"Découvrir et progresser" pendant la transat

Après huit ans de développement, ces F1 des mers peuvent établir un nouveau record de traversée, détenu depuis 2022 par Charles Caudrelier (6 jours et 19 heures), également au départ cette année, mais en manque de repères sur un tout nouveau bateau (Maxi Edmond de Rothschild).

"Nous allons tester la fiabilité, les appendices du bateau et sa gestion en solo, a expliqué Caudrelier. Je vais continuer à le découvrir et à le faire progresser pendant la transat, et ce challenge est super-intéressant".

Derrière les Ultim, 22 voiliers de la flotte d'Imoca, les monocoques (18 m) du Vendée Globe, affichent de belles ambitions.

Sam Goodchild (Macif), Jérémie Beyou (Charal 2) et Ambrogio Beccaria (Allagrande Mapei), à bord des bateaux les plus performants, peuvent espérer traverser l'Atlantique en 10 jours.

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Le jeune Basile Bourgnon, 24 ans et favori en Ocean Fifty (trimaran de 15 mètres) rêve lui d'imiter son père Laurent, vainqueur de la course en 1994 et 1998, mais disparu en mer en 2015 lors d'une plongée.

Avec AFP

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