Toujours bien placé mais jamais titré en Grand Chelem, le N.3 mondial Alexander Zverev, 29 ans, a écarté le Tchèque Jakub Mensik vendredi pour se qualifier pour sa deuxième finale de Roland-Garros, dont il est le favori.

Publié le : 05/06/2026 - 18:47Modifié le : 05/06/2026 - 20:51

Une nouvelle chance de remporter un Grand Chelem, qui lui a jusqu'ici toujours échappé. Le numéro 3 mondial Alexander Zverev s'est qualifié vendredi 5 juin pour la finale de Roland-Garros, dont il sera favori, en écartant le Tchèque Jakub Mensik (7-5, 6-2, 3-6, 6-3) en 3 h 01.

L'Allemand affrontera dimanche l'Italien Flavio Cobolli (14e), qualifié sans jouer après le forfait de son compatriote Matteo Arnaldi, dans ce qui constituera sa meilleure chance d'enfin intégrer le club des vainqueurs d'un Majeur, après trois échecs : à l'US Open en 2020, à Paris en 2024 et à l'Open d'Australie en 2025.

"Je savais que ça allait être le match le plus difficile que j'aurai eu à jouer ici (cette année). Je suis content d'avoir gagné, a-t-il réagi. J'espère jouer à nouveau un grand match dimanche."

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Champion olympique en 2021 à Tokyo, Zverev traîne une réputation de joueur talentueux mais au mental vacillant dans les moments importants depuis qu'il a perdu trois finales de Grand Chelem. Autant d'occasions manquées sur un circuit mis en coupe réglée par le "Big 3" (Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic), puis par Jannik Sinner et Carlos Alcaraz.

En 2024, porte d'Auteuil, il a mené deux manches à une contre le jeune Espagnol avant de s'écrouler.

Sa cote d'amour a aussi souffert des accusations de violences conjugales qui lui ont valu d'être condamné en 2023 par la justice allemande à une amende de 450 000 euros. Zverev, qui avait fait appel, et son ex-compagne et mère de sa fille ont trouvé un accord qui a mis fin aux poursuites.

Vainqueur de 24 titres sur le circuit ATP, Zverev est arrivé à Roland-Garros sans avoir gagné le moindre tournoi cette année – une rareté –, ayant perdu sa seule finale disputée, au Masters 1000 de Madrid.

Dominer sans trembler

La pression décuplée par le forfait d'Alcaraz, double tenant du titre, et les éliminations du numéro 1 mondial Jannik Sinner et de Novak Djokovic qui l'avait battu en quart l'an dernier à Paris, aurait pu le faire dérailler.

Mais l'Allemand domine sans trembler depuis le début de la quinzaine, que ce soit sous la canicule durant les premiers tours, ou ensuite face à des adversaires issus d'une nouvelle génération appelée à supplanter ses aînés.

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Après avoir balayé en quart la sensation espagnole Rafael Jodar (29e), 19 ans, il a remis ça contre Jakub Mensik, 27e joueur mondial à 20 ans, auréolé d'un succès de prestige contre la pépite brésilienne Joao Fonseca (30e) au tour précédent.

Dans la première manche, Zverev a fait preuve de réalisme en convertissant sa première balle de break obtenue après 55 minutes, à cinq jeux partout. Plus tôt, il avait sauvé trois balles de break de Mensik qui auraient permis au Tchèque de mener 5 à 3.

La deuxième manche, expédiée en 34 minutes, a laissé entrevoir une fin sans surprise, sur un court Philippe-Chatrier aussi silencieux que la domination de l'Allemand était criante.

Mais Mensik, qui a déjà remporté deux marathons de cinq sets durant la quinzaine, n'a pas lâché. Il a retrouvé le fil de son jeu à l'issue d'un temps mort médical d'une dizaine de minutes dans le troisième set. Après plus de deux heures de match, il a enfin pris le service de son adversaire, pour filer vers le gain du set.

Un break d'entrée dans la quatrième manche a remis sur les rails Alexander Zverev, qui a déroulé jusqu'à conclure sur son service.

Avec AFP

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