Paris (France) (AFP) – Quels seront les livres vedettes de la fin de l'année? Un mois après la sortie des romans de la rentrée littéraire, arrive en librairies une nouvelle salve d'ouvrages d'auteurs reconnus, dont Patrick Modiano, Adèle Yon, Christine Angot, Giuliano da Empoli ou Marc Lévy.

Publié le : 30/09/2026 - 11:02

Ses admirateurs ne seront pas surpris: "L'éléphant" (Gallimard), le nouveau roman du Prix Nobel Patrick Modiano, 81 ans, est très "modianesque" sur le fond comme sur la forme. Son narrateur, un Parisien solitaire, tente d'enquêter sur la vie de ses voisins qu'il observe aux jumelles la nuit. Ce qui réveille des souvenirs incertains enfouis au plus profond de sa mémoire.

Dans "Enquête sur le double fantôme" (Editions du sous-sol), la jeune autrice et chercheuse de 32 ans Adèle Yon prolonge sa réflexion entamée avec "Mon vrai nom est Elisabeth", inattendu succès littéraire de 2025, en "arpentant la frontière poreuse entre écriture subjective et démarche scientifique".

Plus de 800 pages pour une vie bien remplie: dans "Mémoires provisoires", Bernard-Henri Lévy, 77 ans, raconte ses rencontres avec Golda Meir, Aragon, Mitterrand ou Albert Cohen, et ses combats, du Kurdistan à Sarajevo. Ce livre est le premier publié par la nouvelle maison d'édition d'Olivier Nora après son limogeage de Grasset au printemps.

Quatre ans après "Le mage du Kremlin", Giuliano Da Empoli revient à la fiction avec "Le fondateur" (Gallimard), un récit impitoyable sur les dérives d'une entreprise tentaculaire de surveillance technologique et de son dirigeant tout puissant, un personnage librement inspiré de Peter Thiel, le patron libertarien du groupe américain Palantir.

L'autrice de "L'inceste", le récit coup de poing qui avait bousculé la littérature en 1999, publie un court récit, "Je change de nom" (Flammarion), dans lequel elle explique pourquoi elle abandonne le nom de son père pour lui préférer celui de Schwartz, celui de sa mère.

Avec nostalgie et humour, Jean-Paul Dubois raconte dans "Chacun" (L'Olivier) le désarroi de Paul, un quinquagénaire vivant dans le souvenir de sa femme disparue depuis deux ans. Comment "jusqu'au bout tenir debout?", s'interroge le héros désenchanté du roman du prix Goncourt 2019.

La romancière de Saint-Malo Agnès Martin-Lugand, dont les 12 premiers livres se sont vendus à plus de cinq millions d'exemplaires dans le monde, explore dans "Retour à Folegandros" (Michel Lafon) les liens et les blessures d'une famille réunie sur une île grecque.

Marc Lévy revient avec les deux tomes des "Evadées" (Robert Laffont), l'histoire de jumelles - une enquêtrice d'Interpol et une scientifique sur la côte est des Etats-Unis - séparées par l'existence mais dont les destins se croisent sur fond de traites humaines en Asie.

Dans "Tokyorama" (Albin Michel), Jean-Christophe Grangé plonge dans les bas-fonds de Tokyo, présenté comme une capitale du vice, dans les pas d'un détective privé français enquêtant sur la mort d'un patron dans un bar à hôtesses.

Le médecin romancier toulousain Baptiste Beaulieu, qui a connu le succès avec "Où vont les larmes quand elles sèchent", raconte dans "L'homme qui choisit la douceur" (L'Iconoclaste) la vie d'un médecin qui rejoint un groupe de parole de soignants lorsqu'il doute du sens de son métier après la naissance de son enfant.

L'auteur de la trilogie des "Fourmis", Bernard Werber, mêle fiction, sciences et réflexions dans "Au bord du monde" (Albin Michel), qui se penche sur le phénomène des "platistes", ces défenseurs de la théorie selon laquelle la Terre est plate et non ronde.

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