Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, a annoncé jeudi le licenciement d'environ 10 % de ses effectifs, soit 8 000 salariés, afin de compenser ses investissements massifs dans l'intelligence artificielle (IA). De son côté, Microsoft a fait part d'un plan de départs volontaires qui pourrait concerner jusqu'à 7 % des équipes, soit environ 8 750 personnes.

Publié le : 23/04/2026 - 21:19Modifié le : 24/04/2026 - 07:18

Meta a annoncé en interne, jeudi 23 avril, le licenciement de 8 000 personnes, soit environ 10 % de ses effectifs, a indiqué une source proche du dossier à l'Agence France-Presse (AFP), tandis que plusieurs personnes ont fait état d'un vaste plan de départs volontaires chez Microsoft.

Dans un mémo, la responsable des ressources humaines de Meta, Janelle Gale, a justifié cette décision par la volonté de "gérer l'entreprise plus efficacement et de compenser les investissements" du groupe, engagé dans une course effrénée à l'intelligence artificielle (IA).

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La maison mère des réseaux sociaux Facebook et Instagram comptait 78 865 employés fin décembre, selon des documents transmis au régulateur américain des marchés, la SEC. Outre les licenciements, la société va supprimer 6 000 postes actuellement non pourvus, a appris l'AFP de même source, confirmant une information de l'agence Bloomberg.

De son côté, Microsoft a fait part en interne, jeudi, d'un plan de départs volontaires qui pourrait concerner jusqu'à 7 % des équipes, soit environ 8 750 personnes, ont rapporté plusieurs médias américains. Sollicitée par l'AFP, la firme de Redmond (État de Washington) n'a pas donné suite dans l'immédiat. Il s'agit du premier plan de départs volontaires de l'histoire du groupe.

Des sommes colossales dépensées dans l'IA

Côté Meta, même si l'IA n'a pas été mise en avant pour contextualiser la contraction annoncée jeudi, le PDG Mark Zuckerberg avait déjà, fin janvier, fait le lien entre cette technologie et économies de coût. "Des projets qui auparavant auraient nécessité de grosses équipes sont maintenant menés à bien par une seule personne de grand talent", avait-il affirmé. En conséquence, "nous parions sur les contributions individuelles et réduisons la taille des équipes".

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Dans le même temps, Meta dépense des sommes colossales dans le développement et l'utilisation de l'IA. L'entreprise de Menlo Park (Californie) prévoit ainsi d'investir entre 115 et 135 milliards de dollars en 2026, en grande partie pour s'assurer de capacités suffisantes pour l'IA, des puces aux centres de données. Fin février, Meta a fait état d'un accord avec l'américain AMD portant sur l'achat de millions de puces, pour au moins 60 milliards de dollars.

Pour les analystes de Wedbush Securities, malgré les montants investis, la stratégie de Meta dans l'IA "est plus disciplinée" que lors du précédent cycle, axé sur le "métavers" (univers virtuel), qui s'est soldé par un fiasco financier. "Nous sommes confiants dans la capacité de la direction à négocier cette période de transition", ont-ils ajouté.

Avec AFP

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