Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a indiqué, mardi, avoir discuté avec le président américain de la question du nouveau pont reliant le Canada et les États-Unis et a assuré que la situation allait "être réglée". Plus tôt, Donald Trump avait menacé d'en empêcher l'ouverture, estimant que Washington devrait recevoir une compensation.
Publié le : 10/02/2026 - 09:08Modifié le : 10/02/2026 - 17:33
Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a indiqué, mardi 10 février, avoir discuté avec le président américain de la question du nouveau pont reliant la cité américaine Détroit et la ville canadienne Windsor et assuré que la situation allait "être réglée" alors que Donald Trump a menacé de bloquer ce projet.
"J'ai parlé au président ce (mardi) matin. Concernant le pont, la situation va être réglée", a-t-il assuré, évoquant des échanges "francs ". Selon lui, la conversation a permis de rappeler les responsabilités respectives des deux pays dans ce projet binational. "J'ai expliqué au président que le Canada a payé pour le pont, premièrement, et deuxièmement que c'est une propriété partagée entre l'État du Michigan et le gouvernement du Canada", a-t-il souligné.
Le Premier ministre a ajouté que l'enjeu central demeurait la fluidité des échanges transfrontaliers.
La veille, Donald Trump avait estimé que les États-Unis devraient être propriétaires de "la moitié, au moins", de cette infrastructure. "Je ne permettrai pas que ce pont ouvre tant que les États-Unis ne reçoivent pas une compensation pour tout ce que nous leur avons donné, et aussi tant que le Canada ne traitera pas les États-Unis de manière aussi équitable et juste que nous le méritons", a écrit le président américain dans un message décousu sur son réseau Truth Social.
"Nous allons commencer des négociations, IMMÉDIATEMENT", a-t-il ajouté. "Avec tout ce que nous leur avons donné, nous devrions être propriétaires, peut-être, de la moitié au moins de cet actif", a encore avancé Donald Trump.
Ce pont encore en construction au-dessus de la rivière Détroit doit relier les villes américaine de Détroit (Michigan) et canadienne de Windsor (Ontario).
Un financement intégralement canadien
Le chantier a démarré en 2018 pour un coût total de 6,4 milliards de dollars canadien, soit environ 4 milliards d'euros, pour une ouverture prévue courant 2026.
Selon un document publié par son maître d'ouvrage, la Windsor-Detroit Bridge Authority, le Canada assure intégralement le financement du pont, mais celui-ci appartiendra conjointement à ce pays et à l'État américain du Michigan. Il portera le nom de la légende canadienne du hockey sur glace Gordie Howe.
Dans le reste de son message, Donald Trump a critiqué à nouveau la volonté d'Ottawa de se rapprocher de la Chine, estimant que Pékin "mangera le Canada tout cru".
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Donald Trump s'en prend aussi à l'ancien président démocrate Barack Obama, qui avait autorisé ce projet de pont.
Le président républicain a multiplié depuis son retour au pouvoir les déclarations hostiles au Canada ainsi que les attaques commerciales et économiques, allant jusqu'à déclarer à plusieurs reprises qu'il fallait en faire le 51e État américain.
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Il a récemment menacé le pays de droits de douane de "100 %" en cas d'accord commercial avec la Chine et déclaré que les États-Unis allaient retirer la certification d'avions fabriqués au Canada, en particulier des jets Bombardier.
Mi-janvier, le Premier ministre canadien Mark Carney avait annoncé des accords avec la Chine sur les droits de douane réciproques et sur l'importation de véhicules électriques, au cours d'une visite à Pékin saluée comme le début d'un nouveau partenariat après des années de brouille.
Avec AFP
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