Le président américain Donald Trump s'est dit insatisfait vendredi de la teneur des négociations en cours avec l'Iran, au lendemain d'une troisième session de pourparlers entre Washington et Téhéran afin d'éviter une escalade militaire. Il a ajouté attendre de nouvelles discussions, alors que Marco Rubio doit se rendre lundi en Israël pour aborder notamment la question de l'Iran.

Publié le : 27/02/2026 - 18:42Modifié le : 27/02/2026 - 22:59

Donald Trump tient le monde en haleine : il a affiché vendredi 27 février son mécontentement envers l'Iran, mais dit n'avoir pas pris de "décision finale" sur d'éventuelles frappes, alors que les États-Unis ont recommandé à leur personnel de quitter Israël.

"Je ne suis pas content quant au fait qu'ils (les Iraniens) ne veulent pas nous donner ce que nous devons avoir, je ne suis pas très content. Nous verrons ce qu'il va se passer", a dit le président américain à des journalistes, ajoutant : "Nous aurons d'autres discussions aujourd'hui".

Mais "nous n'avons pas pris une décision finale" sur de possibles frappes, a-t-il déclaré, sur fond de déploiement militaire américain massif au Moyen-Orient, le plus important depuis des décennies, et de craintes d'un embrasement régional en cas d'attaque américaine.

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Ces annonces interviennent au lendemain d'une troisième session de pourparlers à Genève sous médiation omanaise entre l'Iran et les États-Unis, perçue comme l'une des dernières chances pour éviter une guerre.

Selon ‌une source proche du dossier, le ⁠sultanat d'Oman, qui joue les médiateurs entre Téheran et Washington, a ​dépêché son ministre des Affaires ‌étrangères Sayyid Bader Alboussaïdi à Washington pour un entretien sur le sujet ‌avec le vice-président américain J.D. Vance.

S'adressant à des ​journalistes avant un déplacement au Texas, Donald Trump a répété vouloir conclure un ​accord avec l'Iran tout en assurant ​que la République islamique ​de devait effectuer "aucun enrichissement" d'uranium.

"Vous n'avez pas besoin d'enrichir quand vous avez autant de pétrole, donc je ne suis pas content des négociations", a déclaré le président américain. "Je dis : aucun enrichissement. Pas 20 %, pas 30 %", a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio doit quant-à-lui se rendre en Israël lundi 2 mars pour une visite éclair centrée sur l'Iran, a déclaré vendredi Tommy Pigott, porte-parole adjoint du département d'État.

Vols annulés et personnel diplomatique déplacé

En plus de la question nucléaire, Washington veut aussi limiter le programme balistique iranien, un sujet que Téhéran refuse d'aborder.

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a appelé vendredi les États-Unis à éviter "toute exigence excessive", tempérant l'optimisme qu'il avait affiché la veille à l'issue des pourparlers.

Le Haut-Commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU, Volker Türk, s'est dit "extrêmement inquiet du risque d'escalade militaire régionale"

Dans ce contexte, les États-Unis ont recommandé vendredi au personnel non essentiel de leur ambassade à Jérusalem de quitter Israël.

La Chine a conseillé à ses ressortissants actuellement en Iran d'évacuer "dès que possible".

Alors que la France a recommandé à ses ressortissants de ne pas se rendre en Israël, le ministère britannique des Affaires étrangères a de son côté annoncé vendredi avoir déplacé certains membres de son personnel diplomatique hors de Tel-Aviv, où se trouve son ambassade en Israël.

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"La situation pourrait s'aggraver rapidement et présente des risques importants", a indiqué le Foreign office sur son site. Le ministère britannique déconseille désormais "tous les voyages non essentiels" vers Israël et les territoires palestiniens.

Le ministère allemand des Affaires étrangères a lui aussi déconseillé vendredi "de toute urgence" à ses ressortissants de se rendre en Israël.

Plusieurs vols vers Téhéran ont également été annulés vendredi soir au départ d'Istanbul par la compagnie aérienne turque Turkish Airlines et deux compagnies iraniennes, dans un contexte de menaces américaines de frappes sur l'Iran.

Avec AFP et Reuters

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