Un démocrate expulsé pour sa pancarte en soutien au couple Obama, des poignées de main cordiales avec les juges de la Cour suprême, qui vient de retoquer ses droits de douane, les hockeyeurs médaillés d'or acclamés par tout le Congrès... Ce discours de l'état de l'Union, à la durée record, n'a pas été avare en moments marquants. En voici cinq.
Publié le : 25/02/2026 - 07:53Modifié le : 25/02/2026 - 12:55
Homme de divertissement, le président américain, Donald Trump, voit la politique comme une occasion de faire de "la bonne télévision". Mardi 24 février, le premier discours sur l'état de l'Union de son second mandat, lui a permis de faire une performance pour le moins longue et remarquée.
À lire aussiDiscours sur l’état de l’Union : Trump vante une Amérique "qui gagne", malgré une réalité moins rose
Un discours à la durée record
Son discours entre dans l'histoire car il a duré 1 h 47 min. Donald Trump a prononcé, mardi, le plus long discours sur l'état de l'Union, battant le record du démocrate Bill Clinton qui avait parlé 1 h 20 en 2000.
Sa prise de parole a été entrecoupée par les très nombreuses acclamations venues des bancs des républicains.
Il a aussi pris du temps pour présenter ses nombreux invités, parmi lesquels Erika Kirk, la veuve de l'influenceur conservateur Charlie Kirk, assassiné en septembre.
Le chef de l'État américain en a aussi profité pour annoncer qu'il remettrait de nombreuses médailles civiles et militaires. Il prévoit ainsi de décorer le gardien de but Connor Hellebuyck, héros de la finale olympique de hockey avec ses 41 arrêts, de la médaille présidentielle de la Liberté, plus haute distinction civile américaine.
Pour afficher ce contenu X (Twitter), il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.
Des hockeyeurs ovationnés à l'unanimité
Les hockeyeurs américains justement. Invités par Donald Trump, ils sont apparus dans la salle avec leur médaille d'or olympique autour cou aux cris de "USA, USA, USA !"
Invités par Donald Trump, les joueurs de l'équipe masculine américaine de hockey sur glace, tout juste sacrés à Milan, ont reçu une ovation debout, dans un rare moment d'unanimité. Même les démocrates, restés assis jusqu'ici, le visage fermé, se sont joints à leurs homologues républicains pour les acclamer.
Donald Trump n'a d'ailleurs pas manqué de les railler : "C'est bien la première fois que je les vois se lever".
À lire aussi"On est obligés d'inviter l'équipe féminine" : scandale après des propos sexistes de Trump aux JO
Pourtant, derrière cette belle unité, une absence était remarquable : celle de l'équipe féminine américaine, également médaillée d'or. Les joueuses ont préféré décliner l'invitation, officiellement "pour des engagements scolaires et professionnels déjà prévus". Le tout après un tollé lié à des propos sexistes de Donald Trump les concernant.
Pour afficher ce contenu YouTube, il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.
Une extension de votre navigateur semble bloquer le chargement du lecteur vidéo. Pour pouvoir regarder ce contenu, vous devez la désactiver ou la désinstaller.
Une pancarte brandie : "Pas des singes"
Donald Trump ne pouvait pas le manquer : l'élu démocrate afro-américain Al Green se tenait juste en face de lui lorsqu'il a déployé, au début du discours, une large pancarte blanche disant "Les Noirs ne sont pas des singes".
Une référence explicite à une vidéo raciste partagée ce mois-ci par Donald Trump dépeignant Barack et Michelle Obama en singes.
Escorté vers la sortie, l'élu du Texas à la queue de cheval s'est arrêté devant les rangs républicains pour brandir à nouveau la pancarte que des élus tentaient de lui arracher des mains.
Al Green avait déjà été expulsé du Congrès il y a un an après avoir crié son opposition à Donald Trump dans le même cadre.
La poignée de main avec les juges de la Cour suprême
Donald Trump n'a d'abord rien laissé paraître de l'embarras qui devait le saisir en serrant, à son entrée dans l'hémicycle, la main des quatre juges de la Cour suprême venus assister à son discours, au premier rang.
Le président américain a même semblé esquisser un sourire en s'approchant de la juge Elena Kagan, pourtant parmi ceux qui ont voté pour invalider une bonne partie de ses droits de douane, tout comme John Roberts et Amy Coney Barrett, également présents mardi.
Mais le républicain n'a pas pu s'empêcher, quelques minutes plus tard, de souligner que la décision de la Cour était "très regrettable".
Altercation avec Ilhan Omar
Donald Trump défendait sa politique anti-immigration quand une vive altercation l'a opposé à l'élue démocrate Ilhan Omar : "Vous devriez avoir honte", a déclaré le président à l'intention de l'opposition, accusant les démocrates de refuser l'expulsion de migrants illégaux "criminels".
Il a aussi évoqué une vaste affaire de fraude aux aides publiques qui éclabousse depuis plusieurs mois la communauté somalienne du Minnesota.
Ces propos ont suscité une vive réaction de Ilhan Omar, élue à la Chambre des représentants d'origine somalienne.
"Menteur", "Vous avez tué des Américains", a-t-elle apostrophé en retour le républicain.
Une référence à Renee Good et Alex Pretti, deux manifestants américains tués en janvier par des agents fédéraux à Minneapolis, en marge de manifestations contre la politique anti-immigration de Trump.
Cible régulière des attaques personnelles de Donald Trump, Ilhan Omar avait été agressée fin janvier par un homme muni d'une seringue remplie de liquide lors d'une réunion publique.
Avec AFP
Mots-clés associés à l’article
Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.




