Mardi, 85 États membres de l'ONU, dont la France, la Chine, l'Arabie saoudite ou encore la Russie, ont fermement condamné dans une déclaration commune l'adoption par Israël de nouvelles mesures visant à "étendre (sa) présence illégale" en Cisjordanie occupée. Ces pays ont également réaffirmé leur "ferme opposition à toute forme d'annexion".
Publié le : 18/02/2026 - 03:15Modifié le : 18/02/2026 - 07:38
Quatre-vingt-cinq États membres des Nations unies ont fermement condamné mardi 17 février, dans une déclaration commune, l'adoption par Israël de nouvelles mesures visant à "étendre (sa) présence illégale" en Cisjordanie occupée, craignant une annexion du territoire palestinien qui pourrait entraîner la modification de sa "composition démographique".
Une semaine après avoir approuvé un texte facilitant les achats de terres par les colons, le gouvernement israélien a décidé dimanche d'accélérer le processus d'enregistrement foncier en Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967.
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"Nous condamnons fermement les décisions et mesures unilatérales israéliennes visant à étendre la présence illégale d'Israël en Cisjordanie. Ces décisions sont contraires aux obligations d'Israël en vertu du droit international et doivent être immédiatement annulées", ont déclaré aux Nations unies à New York ces 85 États membres, dont la France, la Chine, l'Arabie saoudite ou encore la Russie, ainsi que plusieurs organisations comme l'Union européenne et la Ligue arabe.
Des mesures "illégales", selon Antonio Guterres
Ces pays ont également réaffirmé leur "ferme opposition à toute forme d'annexion". "Nous réitérons notre rejet de toutes les mesures visant à modifier la composition démographique, la nature et le statut du territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est. Ces mesures violent le droit international, compromettent les efforts déployés en faveur de la paix et de la stabilité dans la région (...) et mettent en péril la perspective d'un accord de paix mettant fin au conflit", ont-ils encore déclaré.
L'ONU, plusieurs pays arabes et l'UE avaient déjà dénoncé lundi l'adoption par Israël de ces nouvelles mesures foncières renforçant son contrôle sur la Cisjordanie occupée. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait notamment appelé lundi Israël à "revenir immédiatement" sur ces mesures, qui "ne sont pas seulement déstabilisantes mais, comme l'a rappelé la Cour internationale de justice, illégales".
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La colonisation s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967. Elle s'est nettement intensifiée sous l'actuel gouvernement de Benjamin Netanyahu, l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël, en particulier depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre 2023. Hormis Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, plus de 500 000 Israéliens vivent aujourd'hui en Cisjordanie dans des colonies que l'ONU juge illégales au regard du droit international, au milieu de quelque trois millions de Palestiniens.
Avec AFP
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