Nice (AFP) – Une femme de 36 ans a été interpellée et placée en garde à vue lundi après avoir agressé la directrice et une institutrice d'une école maternelle de Nice, ont annoncé le procureur Damien Martinelli et le maire Éric Ciotti.
Publié le : 02/11/2026 - 17:25
M. Ciotti, qui s'est rendu dans l'école visée près du centre de Nice, a dénoncé une agression "d'une violence inouïe et particulièrement grave" qui provoque "un choc majeur dans toute la communauté éducative niçoise".
Selon lui, la directrice de l'école maternelle, qui fait partie d'un groupe scolaire, "a été violemment agressée après avoir été séquestrée dans son bureau presque une heure. Une autre enseignante a été agressée aussi physiquement, elle a été giflée, à la sortie de l'école, dans l'enceinte encore de l'école".
"Il s'agit d'une parent d'élève, a priori" qui, selon lui, avait rendez-vous avec la directrice à 09H00. "Elle a dérobé le portable de l'enseignante, fermé la porte du bureau. Elle aurait utilisé une arme", a ajouté le maire de Nice, disant ignorer "si elle était factice. On m'a évoqué le fait d'un simulacre de roulette russe et également des violences physiques sur la directrice", a-t-il dit aux journalistes devant l'école.
"La séquestration aurait duré presque une heure et ensuite la personne serait sortie, elle aurait rencontré une enseignante qu'elle connaissait, manifestement l'enseignante d'un de ses enfants dans cette école maternelle, et il y aurait eu à nouveau des violences physiques, plusieurs coups avant que l'alerte ne soit donnée".
Aucun élève n'a assisté à la scène, a précisé M. Ciotti.
Rencontrée devant l'école, Vanessa, mère d'un enfant en petite section, tient son petit par la main: "ça fait peur, j'aurais voulu venir le chercher plus tôt mais personne ne répondait au téléphone. C'est sa maîtresse qui a été agressée. Quelqu'un de très gentil. Il parle beaucoup, il va me raconter ce soir", a-t-elle confié à l'AFP.
Le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray a dénoncé sur X une agression "intolérable". "Elle intervient dans un contexte de banalisation de la violence dans notre société, que nous devons collectivement rejeter : s’en prendre à ces deux femmes dans l’exercice de leurs fonctions, c’est s’en prendre à l’École tout entière", a-t-il souligné.
Le procureur de Nice qui n'a pas donné de précisions dans l'immédiat, devait communiquer plus tard dans la journée.
fcc-alc/smk/abl
© 2026 AFP
Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.




