Un couple a été arrêté, mercredi matin, dans le cadre de l'enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, a annoncé le procureur de Lyon. Ces deux nouvelles interpellations portent à 11 le nombre de personnes en garde à vue dans ce dossier.

Publié le : 18/02/2026 - 11:11Modifié le : 18/02/2026 - 21:08

Pour afficher ce contenu YouTube, il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.

Une extension de votre navigateur semble bloquer le chargement du lecteur vidéo. Pour pouvoir regarder ce contenu, vous devez la désactiver ou la désinstaller.

L'enquête judiciaire sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque se poursuit. Un couple a été arrêté, mercredi 18 février au matin, portant à 11 le nombre de personnes en garde à vue dans ce dossier, a annoncé le procureur de Lyon.

L'homme, soupçonné d'avoir un lien direct avec les violences, et sa compagne, suspectée de l'avoir aidé à se soustraire à la justice, ont été interpellés dans le cadre de l'enquête ouverte pour "homicide volontaire", a précisé Thierry Dran, confirmant une information de BFMTV.

À lire aussiMort de Quentin à Lyon : pourquoi La France insoumise est-elle mise en cause ?

Mardi soir, entre 18 h et 21 h, sept hommes et deux femmes avaient déjà été arrêtés lors d'opérations coordonnées menées dans la région lyonnaise, en Haute-Loire, dans la Drôme et dans l'Aisne.

Parmi eux figure Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault.

Un second assistant parlementaire de Raphaël Arnault et un ancien stagiaire ont également été identifiés parmi les 11 personnes interpellées mardi, ont indiqué mercredi à l'AFP deux sources proches de l'enquête.

L'ancien stagiaire est soupçonné d'avoir participé directement aux violences, le collaborateur parlementaire de l'avoir aidé à se soustraire aux forces de l'ordre, selon ces sources, qui confirmaient des informations du journal Le Parisien.

Six personnes soupçonnées d'avoir participé aux violences

Raphaël Arnault, qui a fondé le mouvement d'ultragauche la Jeune Garde en 2018 avant d'être élu député du Vaucluse en 2024, a annoncé avoir engagé lundi les démarches pour rompre le contrat de Jacques-Élie Favrot.

Parmi cette première vague d'arrestations, six personnes sont soupçonnées d'avoir participé aux violences et trois de leur avoir apporté un soutien, a détaillé une source proche du dossier.

Les onze sont entendus depuis mardi par les enquêteurs dans le cadre de leur garde à vue. Celle-ci a été prolongée de 24 heures pour neuf d'entre eux, a annoncé mercredi le parquet de Lyon.

Sept personnes sont actuellement en garde à vue pour "homicide volontaire, violences aggravées" et "association de malfaiteurs en vue de commettre un délit", et les quatre autres le sont pour "mise à disposition de moyens en vue de se soustraire aux recherches", précise le parquet dans un communiqué.

Meurtre de Quentin à Lyon : "La violence politique jusqu'au meurtre"

Certains font l'objet de fiches S, émises par le renseignement intérieur pour recenser les personnes potentiellement dangereuses pour la sécurité nationale, selon une autre source proche de l'enquête.

Quentin Deranque, 23 ans, a été frappé jeudi soir par plusieurs personnes cagoulées, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est décédé samedi.

Alerte à la bombe au siège national de LFI

Dans ce climat de tensions, le siège national de La France Insoumise, situé dans le Xe arrondissement de Paris, a dû être brièvement évacué en raison d'une alerte à la bombe.

"Le siège national de la France insoumise vient d'être évacué suite à une menace à la bombe. Les services de police sont sur place. L'ensemble des salariés et des militants sont en sécurité", a annoncé le coordinateur du mouvement Manuel Bompard sur X dans la matinée.

Selon une source proche du dossier, une "inspection des locaux pour levée de doute" a eu lieu sans qu'aucun explosif n'ait été trouvé. Les salariés de LFI ont réintégré les lieux vers midi.

"Je demande maintenant que les accusations (contre LFI), s'arrêtent, parce que, comme on l'a vu ce matin et comme on le voit depuis plusieurs jours, ces accusations ont ensuite des conséquences et conduisent un certain nombre de militants extrêmement dangereux à proférer des menaces, des intimidations, des attaques de permanences et de locaux", a déclaré Manuel Bompard devant la presse.

Le député des Bouches-du-Rhône en a également appelé aux "pouvoirs publics" pour "garantir un débat démocratique digne et sain" dans un contexte de fortes tensions.

"Un cap est franchi. Ceux qui utilisent le drame et la mort d'un jeune homme pour s'en prendre à la France insoumise doivent cesser leurs abjectes manœuvres", a pour sa part dénoncé la vice-présidente insoumise de l'Assemblée nationale, Clémence Guetté.

Avec AFP

Mots-clés associés à l’article

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.