Deux nouveaux suspects ont été interpellés mercredi dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, militant d'extrême droite tué sous les coups d'un groupe en février à Lyon. Âgés de 22 et 26 ans, ils ont été arrêtés dans la région lyonnaise et dans l'Aube, selon des sources policières.

Publié le : 04/03/2026 - 09:50

Deux semaines après une première vague d'interpellations, deux hommes âgés de 22 et 26 ans ont été arrêtés mercredi 4 mars, ont indiqué des sources policières à l'AFP. Ils sont soupçonnés d'avoir participé aux violences contre le militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon en février.

Selon des sources policières à l'AFP, ils ont été arrêtés dans la région lyonnaise et dans l'Aube. "On pense désormais avoir tous ceux qui ont participé directement aux coups portés à Quentin Deranque", a précisé l'une d'elles.

À lire aussiCe que l'on sait du passage à tabac d'un jeune militant identitaire à Lyon

Le militant de 23 ans a été frappé le 12 février par plusieurs personnes cagoulées, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est mort deux jours plus tard.

Mis en examen pour "homicide volontaire"

Les 17 et 18 février, 11 personnes avaient été interpellées dans plusieurs départements, dont sept soupçonnées d'avoir participé aux violences, les quatre autres de les avoir aidés à se soustraire à la justice.

Six hommes suspectés d'avoir porté des coups à Quentin Deranque ont été mis en examen pour "homicide volontaire" et un pour "complicité". Six ont été écroués, un placé en détention provisoire.

Pour afficher ce contenu YouTube, il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.

Une extension de votre navigateur semble bloquer le chargement du lecteur vidéo. Pour pouvoir regarder ce contenu, vous devez la désactiver ou la désinstaller.

Agés de 20 à 26 ans, les sept sont, selon une source proche du dossier, "connus pour être soit membres, soit proches de la Jeune Garde", un mouvement d'ultragauche fondé en 2018 à Lyon par le député LFI Raphaël Arnault et dissous en juin.

Deux étaient collaborateurs du parlementaire.

Avec AFP

Mots-clés associés à l’article

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.