Face à la victoire écrasante des démocrates aux élections de mi-mandat organisées mardi, le président américain a annoncé qu'il allait "accepter" les résultats du scrutin, après avoir fait planer la menace de ne pas reconnaître leur victoire. Il a admis que la guerre en Iran était "en partie" responsable de la défaite des républicains.
Publié le : 04/11/2026 - 07:28Modifié le : 04/11/2026 - 07:31
Donald Trump bon perdant ? Le président américain s'est montré étonnamment conciliant face à la vague bleue qui a déferlé sur les États-Unis durant la soirée électorale du 3 novembre. Il n'a pas attendu la fin du décompte des votes pour reconnaître la défaite de son camp aux élections de mi-mandat.
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Dans un premier temps, le président s'était exprimé auprès du New York Times, disant "accepter" la défaite et déclarer "avoir hâte de travailler avec les démocrates". "On devrait pouvoir trouver un moyen de s'entendre", a-t-il ajouté.
Donald Trump a, dans un premier temps, rejeté toute responsabilité dans cette défaite, déclarant dans un long entretien à Fox News : "Je ne considère pas que c'était dirigé contre moi."
"Je n'étais pas sur le bulletin et si je l'avais été, nous aurions LARGEMENT gagné", a par ailleurs écrit le milliardaire de 80 ans sur sa plateforme Truth Social, après avoir pourtant appelé ses partisans, pendant la campagne, à se mobiliser comme s'il se présentait lui-même.
"Le président Trump a mieux fait campagne que bien des candidats eux-mêmes", a-t-il jugé, en référence aux très nombreux meetings et déplacements de Donald Trump ces dernières semaines. Le président américain a pourtant piloté lui-même la sélection des candidats de son camp.
Dans ce même entretien, il a fini par concéder que la guerre en Iran était "en partie" responsable de la monumentale défaite de son parti.
"Pouvoir de veto"
De façon inhabituelle, Donald Trump a ensuite félicité ses opposants, disant qu'ils s'étaient "bien battus" - mais ne manquant pas de rappeler qu'il avait un "pouvoir de veto" au Congrès.
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Les démocrates ont emporté la course sénatoriale dans plusieurs bastions républicains, où Trump s'était imposé par plus de 10 points d'écart lors de l'élection présidentielle de 2024, notamment au Texas, en Caroline du Sud ou encore au Kansas. Une telle avance, connue tôt dans la soirée, rend le verdict des urnes difficilement contestable.
Avec la bascule du Sénat, il perd en grande partie son pouvoir de nomination, en particulier en cas de vacance à la Cour suprême, puissante institution dont les neuf juges sont nommés à vie.
Il conserve toutefois une importante marge de manœuvre diplomatique et militaire.
Avec AFP et Reuters
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