Publié le : 04/11/2026 - 08:30
A la Une de la presse, ce mercredi 4 novembre, les A la Une de la presse, les premières réactions à la défaite des républicains (et à la victoire des démocrates) aux élections de mi-mandat, aux Etats-Unis.
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A la Une de la presse, les premières réactions à la défaite des républicains aux élections de mi-mandat, aux Etats-Unis.
Le «D-Day» du 4 novembre, , «D» comme démocrates, évidemment, mais surtout, selon la presse américaine, comme «désaveu», «déroute», «désapprobation nationale» pour les républicains.
La grande vague bleue d’Hokusai, un «tsunami bleu» déferlant sur Trump: The New York Post parle d’un «désaveu historique», pour le président des Etats-Unis. «Les analystes avaient prédit un «tsunami» et c'est exactement ce qui s'est produit», constate aussi Mother Jones. «Les électeurs sanctionnent Trump par un basculement spectaculaire vers les démocrates», annonce The Washington Post qui évoque «un camouflet retentissant» et «une répudiation». «Orange écrasée»: «Le président a dit aux électeurs de voter comme si son nom figurait sur le bulletin – et ils l’ont fait», ironise The Atlantic. Selon Politico, «les républicains paient les erreurs de Trump», sa politique sur les droits de douane, sa guerre coûteuse contre l’Iran, entre autres, et le site estime que «jamais un président n'aura été à un tel point le seul responsable de la vague qui déferle sur le Parti républicain ». Donald Trump déclare être «tout à fait disposé à accepter ces résultats» mais a-t-il vraiment le choix? The Atlantic observe que «les négationnistes des élections» sont en «déroute» et que le président «ne bénéficie plus du soutien dont il jouissait autrefois».
La presse américaine fait état de plusieurs victoires très symboliques. Associated Press parle d’une «vague de premières historiques à la fois pour certains Etats et pour tout le pays», avec une liste de candidats démocrates et républicains «parmi les plus diversifiées de ces dernières années». C’est particulièrement vrai du côté des démocrates, avec l’élection du premier sénateur ouvertement homosexuel, Chris Pappas et celle de Keisha Lance Bottoms, la première afro-américaine élue au poste de gouverneure, de Géorgie en l’occurrence. En France, Le Monde retient notamment la réélection d’une figure montante du parti démocrate, le sénateur de Géorgie Jon Ossoff, présenté comme «l’incarnation de l’aile relativement modérée de la jeune garde démocrate», et surtout, comme un présidentiable potentiel.
La presse américaine et internationale s’interrogent sur les conséquences de cette victoire démocrate. The Wall Street Journal assure que «le monde des affaires a beaucoup à perdre», «même si Donald Trump a promis d'exercer son droit de veto». D’après le journal, «les démocrates devraient faire avancer, notamment, leur programme de réduction des droits de douane, des coûts de la santé, et lancer des enquêtes sur les transactions en cryptomonnaies de la famille présidentielle et les allégations de favoritisme dans l'attribution des marchés publics». Selon The Financial Times, les investisseurs scrutent tout particulièrement «les signes de réactions négatives à l’essor de l’intelligence artificielle» et au «développement des centres de données», fortement dépendant des décisions prises au niveau local, notamment des Etats.
L’autre question majeure à l’issue de ces élections est bien sûr leurs conséquences géopolitiques. Dans une interview accordée au Financial Times quelques heures, seulement, avant la fermeture des bureaux de vote, Donald Trump a assuré que les États-Unis n'ont aucun projet immédiat de frappes contre l'Iran», «minimisant ainsi les spéculations selon lesquelles il se préparerait à intensifier son conflit avec Téhéran après les élections», selon le quotidien. Dans le même temps, The Guardian, autre quotidien britannique, fait état d’informations laissant plutôt entendre qu'un «Trump en position de faiblesse pourrait lancer une nouvelle campagne de bombardements» contre l’Iran, empêchant de «tourner la page du conflit désastreux qu’il a déclenché il y a huit mois». Pour Al Akhbar, Trump paie le prix de son «aventure» iranienne. Selon le quotidien libanais proche du Hezbollah, l’Iran aurait été «au cœur» de ces midterms, «poursuivant Trump comme une malédiction». De son côté, la presse israélienne commente largement sa déclaration, hier, sur son intention d’en finir avec le soutien de 3,8 milliards de dollars annuels à Israël. Haaretz voit dans cette annonce «un mauvais signe» pour l’Etat hébreu - un signe que ses ennemis ne manqueront pas de relever et qui montre que «l'image d'Israël s'est effondrée aux États-Unis», où la victoire démocrate «devrait entraîner un contrôle plus strict des ventes d'armes» à Tel Aviv.
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