La Première dame américaine Melania Trump a présidé lundi soir une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU à New York, une première historique. "Les États-Unis sont aux côtés de tous les enfants à travers le monde", a-t-elle assuré, deux jours après le début des frappes israélo-américaines sur l'Iran qui ont embrasé le Moyen-Orient.

Publié le : 02/03/2026 - 04:11Modifié le : 04/03/2026 - 16:28

Pour afficher ce contenu YouTube, il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.

Une extension de votre navigateur semble bloquer le chargement du lecteur vidéo. Pour pouvoir regarder ce contenu, vous devez la désactiver ou la désinstaller.

Melania Trump, présidente inédite d'un Conseil de sécurité bondé, a plaidé lundi 2 mars la cause des enfants victimes de guerre à travers le monde, deux jours après le début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

"Les États-Unis sont aux côtés de tous les enfants à travers le monde. J'espère que bientôt, la paix sera avec vous", a-t-elle déclaré, deux jours après le début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. "Aux familles qui ont perdu leurs héros qui ont sacrifié leur vie pour la liberté, leur courage et dévouement ne seront pas oubliés", a-t-elle également lancé, après les premières morts américaines dans la guerre au Moyen-Orient.

À lire aussiObjectifs flous, dommages collatéraux... L'attaque de l'Iran "piétine le droit international"

À la surprise générale, ses services avaient annoncé la semaine dernière qu'elle entrerait "dans l'Histoire" en tenant le marteau de cette réunion, alors que les États-Unis assurent la présidence du Conseil en mars. "Merci madame la présidente", a lancé l'ambassadrice grecque Aglaia Balta, qui a pris la parole juste après la Première dame. Selon l'ONU, c'est la première fois que l'épouse ou l'époux d'un président ou présidente en exercice dans le monde préside une telle réunion. Une journée "historique" selon la mission des États-Unis auprès de l'ONU.

Pour afficher ce contenu X (Twitter), il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.

Accueil chaleureux des membres du Conseil de sécurité

Rosemary DiCarlo, sous-secrétaire générale de l'ONU, a rendu "hommage" à la Première dame et "son engagement personnel" pour réunir ces enfants avec leurs familles. L'ambassadeur français Jérôme Bonnafont a décrit sa présence comme un "encouragement, comme le fut voici quelques décennies la contribution d'une autre première dame, Eleanor Roosevelt, à l'élaboration de la Déclaration universelle des droits de l'Homme". La Première dame a, de manière générale, reçu un accueil chaleureux des membres du Conseil, même de la Russie qui a "salué" sa présence.

Cela suffira-t-il à faire oublier les critiques de l'administration de Donald Trump contre l'ONU? Le président américain a récemment répété que l'ONU avait "un grand potentiel" mais ne l'avait "jamais réalisé", et son ambassadeur aux Nations unies, Mike Waltz, s'en est pris samedi directement au Conseil de sécurité, incapable de faire respecter ses multiples résolutions sur l'Iran.

La présence de l'ambassadeur iranien à la réunion d'urgence du Conseil samedi quelques heures après le début des frappes contre l'Iran "tourne cet organe en dérision, a-t-il lancé, déplorant un manque de "clarté morale" de l'ONU. Après son dernier coup de marteau, Melania Trump a, elle, souhaité aux membres du Conseil "force et détermination pour préserver la paix dans le monde".

"Honteux et hypocrite", selon Téhéran

Daniel Forti, analyste pour International Crisis Group, doute que cette visite marque un changement d'attitude de l'administration Trump envers les Nations unies. Cela va "seulement renforcer les contradictions inhérentes à la politique américaine sur la guerre et la paix", a-t-il indiqué à l'AFP avant la réunion.

À lire aussiLe bombardement d'une école en Iran, cible d'intox

Une question dont l'ambassadeur iranien à l'ONU Amir Saeid Iravani s'est emparé en parlant à la presse : "Il est profondément honteux et hypocrite qu'au premier jour de leur présidence (...) les États-Unis aient convoqué" cette réunion "alors qu'en même temps, ils ont lancé des missiles qui ont frappé des villes iraniennes et des écoles, tuant des enfants".

Les observateurs pointent d'autre part du doigt le fait que depuis un an, les États-Unis se sont notamment retirés de l'Unesco, en charge de l'éducation, de la science et de la culture et ont décidé de ne plus travailler avec la représentante spéciale de l'ONU pour les enfants dans les conflits armés.

À lire aussiLe Conseil de la paix, "reflet de l’ego de Trump", vise-t-il à remplacer l’ONU ?

Certains estiment aussi que le "Conseil de paix" créé par le président américain cherche à court-circuiter le Conseil de sécurité et les arriérés de paiement américains pèsent largement sur les finances de l'ONU en crise. Malgré un récent paiement de 160 millions de dollars, ces arriérés se montent à plus de 4 milliards de dollars pour le budget général et celui du maintien de la paix, selon l'ONU.

Avec AFP

Mots-clés associés à l’article

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.