L'Italie lance vendredi 6 mars les Jeux paralympiques d'hiver de Milan-Cortina avec une cérémonie d'ouverture marquée par le retour, sous leurs drapeaux, des athlètes russes et biélorusses. Sept délégations nationales, dont celle de l'Ukraine, ont en conséquence décidé de boycotter cette cérémonie.
Publié le : 06/03/2026 - 04:23Modifié le : 06/03/2026 - 15:10
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Dans un contexte international tendu, entre la guerre au Moyen-Orient et le retour des Russes et des Biélorusses sous leurs drapeaux dans la compétition malgré le conflit perdurant en Ukraine, les Jeux paralympiques d'hiver s'ouvrent vendredi à Milan-Cortina (6-15 mars).
L'hymne de la Russie pourrait retentir pour la première fois depuis 2014, année de sa dernière participation sous son propre drapeau à des Jeux.
Cette réintégration a été votée il y a quelques mois en assemblée générale par le Comité international paralympique (IPC) en dépit du conflit à grande échelle qui dure depuis quatre ans en Ukraine. La décision a heurté plusieurs comités paralympiques nationaux qui ont fait le choix de ne pas assister à la cérémonie : l'Ukraine, la République tchèque, la Pologne, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie et la Finlande.
Ce sera également le cas au niveau des représentations politiques. La ministre française des Sports, Marina Ferrari, et le gouvernement britannique ont ainsi renoncé à la cérémonie d'ouverture organisée dans les arènes de Vérone pour protester contre la présence des dix sportifs russes et biélorusses bénéficiaires d'une invitation de la part de l'IPC.
"C'est le rôle de l'IPC que de respecter et mettre en œuvre cette décision", a déclaré jeudi l'instance à l'AFP, en réponse au choix de la France, dont le comité paralympique avait décidé de voter contre le retour de la Russie et de la Biélorussie.
Soucieux de souligner l'instant unique de la cérémonie d'ouverture, Craig Spence, directeur de la communication du Comité international paralympique, a évoqué les "frissons" à venir au moment de l'entrée dans les arènes de Vérone, qui ont déjà accueilli le 22 février la cérémonie de clôture des Jeux olympiques.
Stewart Copeland, batteur du groupe britannique The Police, mais aussi des artistes de la scène italienne comme le groupe électro Meduza ou le musicien Dardust – compositeur de la bande originale des Jeux – sont attendus, sous les yeux de la Première ministre italienne Giorgia Meloni et du président Sergio Mattarella.
17 athlètes français dont quatre guides
Le boycott se limitera à la cérémonie d'ouverture – voire de clôture –, aucun pays n'étant allé jusqu'à renoncer à prendre part à la dizaine de jours de compétitions qui se tiendront entre Milan (parahockey), Cortina (ski alpin, snowboard, curling fauteuil) et Val Di Fiemme (ski de fond et biathlon). Au total, 56 nations seront représentées.
Côté tricolore, 17 athlètes, dont quatre guides, s'apprêtent à se lancer à partir de samedi avec l'espoir de se hisser parmi les premières places au tableau des médailles. Parmi les plus attendus, le triple champion paralympique Arthur Bauchet, qui visera à nouveau les sommets avec cinq courses de ski à son programme.
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Côté porte-drapeaux, le skieur Jordan Broisin et la championne paralympique de snowboard cross Cécile Hernandez ont été désignés. Mais ces derniers, tout comme l'ensemble des Bleus, suivront de loin la cérémonie d'ouverture, la distance entre les sites ayant refroidi certaines délégations.
Loin du conflit au Moyen-Orient, l'Iran et Israël devraient eux compter chacun un athlète (en ski de fond et ski alpin).
L'IPC "continue de surveiller de près la situation", a indiqué son président, Andrew Parsons. "Notre objectif est centré sur le soutien à toutes les parties prenantes en train d'arriver et qui se préparent à livrer les meilleurs Jeux possible", a-t-il ajouté, sans pour autant citer de pays.
Déjà amené il y a quatre ans à prononcer un discours d'ouverture dans une période marquée par l'invasion russe à grande échelle en Ukraine, Andrew Parsons a déclaré que son "appel désespéré pour la paix" était toujours nécessaire. Mais au milieu des "conflits et des choses négatives dans le monde, nous avons toujours besoin d'inclusion. Et d'inclusion par le sport. Le sport est ce que nous essayons de protéger pendant ces Jeux", a-t-il ajouté.
Avec AFP
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