Les forces américaines ont intercepté dimanche le Veronica III, un pétrolier sous sanctions ayant quitté le Venezuela début janvier, après l’avoir suivi depuis les Caraïbes jusqu’à l’océan Indien, a annoncé dimanche le Pentagone.
Publié le : 15/02/2026 - 22:59Modifié le : 16/02/2026 - 10:16
Les États-Unis ont intercepté dans l'océan Indien un nouveau pétrolier qui avait fui le blocus ordonné par le président Donald Trump contre les navires sous sanctions partant ou se dirigeant vers le Venezuela, a annoncé dimanche 15 février le Pentagone.
Le Veronica III, battant pavillon panaméen, "a tenté de défier le blocus du président Trump - espérant s'enfuir. Nous l'avons suivi depuis les Caraïbes jusqu'à l'océan Indien, comblé la distance et neutralisé", a déclaré sur X le ministère américain de la Défense, rebaptisé ministère de la Guerre.
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Le message est accompagné d'une vidéo où l'on peut voir des militaires américains s'engouffrer dans un hélicoptère puis investir le navire.
Selon le site spécialisé TankerTrackers, le Veronica III avait quitté le Venezuela le 3 janvier, le jour même où les forces spéciales américaines ont capturé le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro lors d'un raid spectaculaire.
Il était chargé d'environ 1,9 million de barils de pétrole, soit la production du Venezuela sur deux jours, précise TankerTrackers.
"Les eaux internationales ne sont pas un sanctuaire"
Il y a moins d'une semaine, un autre pétrolier, l'Aquila II, avait déjà été traqué par Washington dans l'océan Indien, avant d'être saisi selon un modus operandi similaire.
"Les eaux internationales ne sont pas un sanctuaire. Par voie terrestre, aérienne ou maritime, nous vous trouverons et vous traduirons en justice", a assuré dimanche le Pentagone.
Washington a déployé un important dispositif militaire dans les Caraïbes, qui a permis de frapper des embarcations accusées d'être liées au trafic de drogue, d'intercepter près d'une dizaine de pétroliers sous sanctions et de capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro.
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Mais les bâtiments saisis ces derniers mois ne représentent qu'une infime fraction du nombre total de navires sous sanctions opérant dans le monde.
Ce nombre pourrait s'élever à 800 bateaux, a souligné le contre-amiral David Barata lors d'une audition au Congrès américain début février.
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Le Veronica III est visé par des sanctions américaines car il est soupçonné de transporter du pétrole iranien depuis "au moins 2022", précise le Trésor sur son site.
Avec AFP
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