Paris (France) (AFP) – Certaines d'entre elles ont marqué l'histoire: les couvertures dessinées du célèbre magazine américain New Yorker sont à l'honneur en France avec la sortie d'un recueil de 600 d'entre elles et une exposition dans une galerie à Paris.

Publié le : 08/11/2026 - 10:08Modifié le : 08/11/2026 - 10:14

"Le New Yorker est sans doute le magazine au monde le plus connu pour ses couvertures", affirme à l'AFP Françoise Mouly, la directrice artistique de l'hebdomadaire depuis 1993.

"Certaines d'entre elles sont devenues iconiques aux États-Unis mais aussi dans de nombreux pays, notamment en Europe. Elles se collectionnent, s'affichent aux murs...", ajoute la Française de 71 ans, qui vit à New York depuis les années 1970.

Dans l'ouvrage "The New Yorker, un siècle de couvertures" (éditions Citadelles et Mazenod), Françoise Mouly retrace l'histoire de ces couvertures depuis la création du magazine d'enquêtes, de reportages et de nouvelles littéraires en 1925.

Depuis lors, le New Yorker présente à la une le dessin d'un artiste sans titre ni explication. "L'image doit se suffire à elle-même et être compréhensible pour le lecteur", explique-t-elle.

La plupart du temps, ce dessin n'est pas lié à l'actualité : il croque la vie quotidienne à New York, des personnages ou une scène humoristique.

Mais certains événements se sont imposés à la une, comme les attentats du 11 septembre 2001 avec un dessin représentant les tours du World Trade Center se dressant dans un ciel noir opaque, tandis que Donald Trump a été caricaturé à plusieurs reprises.

Le New Yorker a révélé et fait travailler de nombreux illustrateurs américains et étrangers, comme Charles Addams, Saul Steinberg ou Art Spiegelman.

Le Français Sempé a dessiné à lui seul 114 couvertures entre 1978 et 2019, avant son décès en 2022. "Sa place a été immense. Il ne parlait pas bien anglais mais il se sentait chez lui à New York et a su saisir l'âme de la ville", se rappelle Françoise Mouly.

Grâce à l'attachement des lecteurs aux couvertures, le New Yorker continue à se vendre autant en papier qu'en numérique. Et, pour la directrice artistique, "il n'est pas question que l'IA remplace les artistes pour dessiner une couverture".

La galerie Martel, dans le Xe arrondissement de Paris, expose les couvertures de 13 artistes jusqu'au 16 janvier.

© 2026 AFP

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