À Londres, Sabastian Sawe est devenu dimanche le premier athlète à courir un marathon en moins de deux heures. Le Kényan a conservé son titre devant l'Éthiopien Yomif Kejelcha et l'Ougandais Jacob Kiplimo.

Publié le : 26/04/2026 - 12:40Modifié le : 27/04/2026 - 07:41

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Moins de deux heures. Sabastian Sawe est entré, dimanche 26 avril, dans l'histoire du marathon de Londres et dans celle de la course à pied. Le Kényan de 29 ans a franchi la ligne d'arrivée devant Buckingham Palace après 1 heure, 59 minutes et 30 secondes, et pulvérisé l'ancien record du monde établi par Kelvin Kiptum en 2 heures, 1 minute et 25 secondes en avril 2023, moins d'un an avant son décès dans un accident de voiture.

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L'Éthiopien Yomif Kejelcha (1h59:41) a lui aussi bouclé les 42,195 kilomètres de la course en moins de deux heures, une performance d'autant plus incroyable que le spécialiste du semi-marathon s'alignait pour la première fois sur la distance reine. L'Ougandais Jacob Kiplimo (2h00:28), deuxième l'an dernier pour son premier marathon, a également réalisé un meilleur chrono que celui établi par Kiptum il y a trois ans.

Avant Sabastian Sawe, le Kényan Eliud Kipchoge avait déjà couru un marathon en moins de deux heures, en 2019 à Vienne (1h59:40), mais c'était lors d'une exhibition sans aucun rival où il avait été aidé par 41 "lièvres", ce qui interdisait l'homologation d'un record.

"Nous avons assez attendu pour voir un humain passer sous les deux heures", a réagi Mo Farah, légende britannique de l'athlétisme, sur Radio London. "J'ai regardé et je me suis dit : est-ce que ça s'est vraiment passé ?"

Déjà vainqueur en 2025, Sawe a avalé les 42,195 kilomètres de bitume londonien en "negative split", c'est-à-dire en bouclant la deuxième moitié de la course plus vite que la première, d'abord au sein d'un petit groupe de six, dont il s'est échappé avec l'Ougandais Jacob Kiplimo et l'Éthiopien Yomif Kejelcha, qu'il a ensuite successivement distancés.

"Je me sens bien, je suis tellement heureux. C'est une journée mémorable pour moi", a réagi le vainqueur. "Nous avons bien commencé la course et je me suis senti vraiment bien en approchant de la fin. En passant la ligne, j'ai vu mon temps et j'étais fou de joie", a ajouté celui qui a couru son deuxième semi dimanche dans le temps stratosphérique de 59 minutes et une seconde.

L'athlète a été rapidement félicité sur X par le président kényan William Ruto. "Votre triomphe, a-t-il écrit, vous place parmi les plus grands athlètes du monde et confirme la place du Kenya parmi les nations incontournables de la course de fond."

Un record chez les femmes

"Les standards du marathon viennent littéralement d'être complètement bouleversés, tout comme ce qui définit un athlète de classe mondiale", a de son côté estimé à la BBC la Britannique Paula Radcliffe, détentrice du record du monde féminin de 2003 à 2019.

L'Éthiopienne Tigst Assefa a, elle aussi, écrit un morceau d'histoire, dimanche, en conservant son titre à Londres avec un nouveau record du monde dans une course non mixte, exclusivement pour femmes (d'autres sont allées plus vite, mais en courant au milieu des hommes).

L'athlète de 29 ans a placé un sprint dans les derniers mètres pour décrocher les Kényanes Joyciline Jepkosgei et Hellen Obiri, avec qui elle a fait toute la course, et coupé la ligne après 2 heures, 15 minutes et 41 secondes d'effort.

C'est neuf secondes de moins que le précédent record mondial, qu'elle avait elle-même établi l'année dernière sur ce même parcours, entre le quartier de Greenwich et l'avenue The Mall, son terminus.

"Je suis tellement heureuse de gagner à nouveau", a déclaré Assefa. "Répéter ma victoire de l'année dernière signifie encore plus."

Avec AFP et Reuters

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