Publié le : 08/02/2026 - 08:53Modifié le : 08/02/2026 - 23:45

Le déploiement militaire américain dans le Golfe "ne nous effraie pas", a déclaré dimanche le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi. L'Iran ne renoncera pas à l'enrichissement d'uranium, objet de contentieux avec les États-Unis, "même si une guerre nous est imposée", a-t-il ajouté. Voici le fil du 8 février 2026.

C'est la fin de ce direct du dimanche 8 février, merci de l'avoir suivi. Vous pouvez retrouver toute l'actualité de l'Iran sur notre site web et sur la chaîne de télévision France 24.

L'Iran arrête trois figures du camp réformateur (agence Fars)

Les autorités iraniennes ont arrêté trois figures du camp réformateur, a rapporté l'agence de presse Fars.

"Azar Mansouri, Ebrahim Asgharzadeh et Mohsen Aminzadeh ont été arrêtés", a indiqué l'agence, précisant qu'ils étaient notamment accusés d'"atteinte à l'unité nationale", "coordination avec la propagande ennemie" et "création de mécanismes subversifs secrets".

Azar Mansouri, âgée de 60 ans, est depuis 2023 la cheffe du Front des réformateurs, la principale coalition des réformateurs. Elle a été conseillère de l'ancien président réformateur Mohammad Khatami. Ebrahim Asgharzadeh est un ancien membre du Parlement et Mohsen Aminzadeh est un ancien responsable aux Affaires étrangères.

Le prix Nobel de la paix Narges Mohammadi condamnée à six ans de prison

Un tribunal iranien a condamné Narges Mohammadi, lauréate du prix Nobel de la paix en 2023, à six ans de prison, a indiqué son avocat à l'AFP.

La militante des droits humains, âgée de 53 ans, avait été arrêté le 12 décembre dans la ville de Mashhad (nord-est) avec d'autres militants, après avoir pris la parole lors d'une cérémonie en hommage à un avocat retrouvé mort. "Elle a été condamnée à six ans de prison pour rassemblement et collusion en vue de commettre des crimes", a déclaré son avocat, Mostafa Nili, ajoutant qu'elle avait également écopé d'une interdiction de quitter le pays pendant deux ans.

"Iran, la révolte massacrée", un documentaire de Mariam Pirzadeh, Bahar Makooi, Ershad Alijani et Julie Dungelhoeff

Ce film retrace la chronologie du soulèvement en Iran à partir du 28 décembre 2025, avec un mouvement de grève au Grand Bazar de Téhéran, jusqu'au 18 janvier 2026.

Alors que l'accès à Internet est coupé, se déroulera à huis clos, entre le 8 et le 11 janvier, le plus grand massacre commis en Iran depuis l'instauration de la République islamique en 1979.

⚠️ Ce reportage contient des scènes d'une grande violence, qui ne devraient pas être visionnées par un jeune public.

🎥 Iran, un mois de manifestations et de répression dans le sang raconté en images

Sur le plateau de France 24, Bahar Makooi et Mariam Pirzadeh, journalistes, ainsi que Sepideh Farsi, réalisatrice, reviennent sur les massacres perpétrés du 8 au 11 janvier derniers par les forces de sécurité iraniennes à l'encontre des manifestants à travers le pays. Un récit reconstitué à partir des nombreux témoignages et vidéos reçus de sources iraniennes sur place, en dépit des risques encourus et d'une coupure globale du réseau internet.

Dès les premiers jours de janvier, une équipe de journalistes "transverses", avec Mariam Pirzadeh, rédactrice en chef à la rédaction de France 24, Bahar Makooi, journaliste à France24.com, et Ershad Alijani, journaliste aux Observateurs de France 24, ont recensé et validé les multiples vidéos qui leur parvenaient avant, après, et parfois pendant le trou noir de l'internet. Leur documentaire "Iran, la révolte massacrée", sorti le 6 février, retrace la chronologie de ces cinq jours d'horreur.

L'Iran dit s'interroger sur le "sérieux" des États-Unis pour des négociations

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a dit s'interroger sur le "sérieux" des États-Unis à poursuivre avec l'Iran les négociations sur le nucléaire, alors qu'aucune date n'a pour le moment été annoncée pour de nouvelles discussions.

"L'imposition de nouvelles sanctions (à l'encontre de l'Iran) et certaines actions militaires suscitent des doutes quant au sérieux et à la préparation de l'autre partie à mener de véritables négociations", a-t-il déclaré, indiquant que son pays "évaluera l'ensemble des signaux et décidera de la poursuite des négociations", lors d'une conférence de presse à Téhéran à laquelle a participé l'AFP.

La pression militaire américaine "n'effraie pas" l'Iran, affirme son chef de la diplomatie

Le déploiement militaire américain dans le Golfe "ne nous effraie pas", a également déclaré Abbas Araghtchi.

"Leur déploiement militaire dans la région ne nous effraie pas", a-t-il assuré, au lendemain de la visite de l'émissaire de Donald Trump pour le Moyen-Orient sur le porte-avions américain Abraham Lincoln, dans la région du Golfe.

L'envoyé spécial américain Steve Witkoff, Jared Kushner et l'amiral de la marine américaine Brad Cooper, observent les opérations aériennes à bord du porte-avions de classe Nimitz USS Abraham Lincoln en mer d'Arabie, le 7 février 2026. US Navy via Reuters.

"Nous sommes un peuple de diplomatie, nous sommes aussi un peuple de guerre mais cela ne signifie pas que nous recherchons la guerre", a-t-il ajouté.

Nucléaire : l'Iran ne renoncera pas à l'enrichissement même en cas de "guerre"

L'Iran ne renoncera pas à l'enrichissement d'uranium, objet de contentieux avec les États-Unis, "même si une guerre nous est imposée", a déclaré le chef de la diplomatie iranienne, Ababs Araghtchi, deux jours après des pourparlers sur le nucléaire avec Washington.

"L'Iran a payé un prix très lourd pour son programme nucléaire pacifique et pour l'enrichissement d'uranium", a-t-il souligné lors d'un forum à Téhéran.

"Pourquoi insistons-nous autant sur l'enrichissement (d'uranium) et nous refusons d'y renoncer même si une guerre nous est imposée ? Parce que personne n'a le droit de dicter notre conduite", a insisté le diplomate, qui a échangé à Oman vendredi avec l'émissaire américain Steve Witkoff.

Récap' des principaux événements de la veille

>> Retrouvez ici le direct du samedi 7 février

Bonjour à toutes et tous

Bienvenue dans ce direct consacré à la situation en Iran

Avec AFP et Reuters

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