Wellington (AFP) – La Nouvelle-Zélande s'apprête à voter samedi pour l'une des élections les plus serrées de son histoire, ni le Parti national au pouvoir ni le Parti travailliste ne semblant être en mesure de remporter une majorité absolue pour ce scrutin marqué par les inquiétudes sur le coût de la vie.

Publié le : 06/11/2026 - 11:58

Les bureaux de vote doivent ouvrir à 09H00 heure locale samedi (20H00 GMT vendredi) et fermeront à 19H00 (06H00 GMT samedi), même si les électeurs ont eu la possibilité de voter pour les législatives depuis la semaine dernière.

La loi locale impose un strict silence media à partir de 11H00 GMT vendredi, jusqu'à la fermeture des bureaux de vote.

Le Premier ministre Christopher Luxon espère que ses promesses de ne pas instaurer de nouvelles taxes aideront sa coalition de droite à se maintenir au pouvoir après trois années de mandat mouvementées, avec deux tentatives infructueuses de son parti pour le destituer et une économie en berne.

Le chef de l'opposition et ancien Premier ministre travailliste Chris Hipkins cherche à s'imposer comme une alternative.

Son parti a proposé un ensemble de mesures pour aider à alléger la pression économique sur les Néo-Zélandais : le prix des produits de première nécessité reste très élevé et le chômage a atteint son plus haut niveau depuis plus d'une décennie.

Les sondages étant très serrés, l'attention se tourne également vers des mouvements émergents, comme le Parti des Opportunités (TOP), centriste, mené par Qiulae Wong.

"C'est certainement l'une des élections les plus serrées, et l'une des plus difficiles à prédire de toute ma carrière", affirme auprès de l'AFP David Capie, professeur à l'université Victoria de Wellington.

"Les prix sont vraiment élevés"

Dans les rues de Wellington, de nombreux Néo-Zélandais ont confié à l'AFP avoir du mal à joindre les deux bouts et réfléchir à deux fois avant de dépenser.

"Les prix sont vraiment élevés", explique Jay Ikaua, conseillère culturelle. "Je dois prendre des décisions réfléchies. Est-ce que j'achète ça ? Est-ce que je ne l'achète pas?"

Rachel Shardlow, une fonctionnaire de 26 ans, a qualifié cette situation de "choquante".

"Je ne fais que payer mon loyer et mes factures, et j'ai du mal à mettre de l'argent de côté et à épargner pour mon avenir", déplore-t-elle.

"Espoir" et "optimisme"

Un dernier sondage publié vendredi plaçait le Parti travailliste légèrement en tête du Parti national, avec 30 % des voix.

Les sondages attribuent plus de 5 % des voix au Parti des Opportunités (TOP), ce qui lui garantirait des sièges au Parlement. Il s'agirait d'une première historique en Nouvelle-Zélande si un petit parti sans lien avec les deux principales formations politiques parvenait à entrer au Parlement, notent les observateurs.

Le parti est dirigé par Qiulae Wong, ancienne consultante chez KPMG et figure émergente de la politique néo-zélandaise, qui s'est engagée à collaborer avec l'un ou l’autre des deux partis si elle est élue.

"Je pense que les Néo-Zélandais en ont vraiment assez des insultes entre politiciens, des querelles et des manœuvres politiques visant à marquer des points", a-t-elle déclaré à l'AFP la semaine dernière.

"Ils veulent quelque chose de différent, et ils aspirent vraiment à de l’espoir et à de l’optimisme pour l’avenir."

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