Un sursis a été accordé vendredi à la trentaine d'organisations humanitaires qui étaient menacées par Israël d'interdiction d'accès à Gaza à compter du 1er mars. La Cour suprême a rendu un arrêt gelant l'entrée en vigueur de ces dispositions, dans l'attente d'un examen judiciaire complet.
Publié le : 27/02/2026 - 16:25Modifié le : 27/02/2026 - 17:05
La Cour suprême israélienne a accordé vendredi 27 février un sursis aux ONG humanitaires étrangères menacées de devoir quitter la bande de Gaza et la Cisjordanie occupée ce week-end, après avoir refusé de se plier aux exigences du gouvernement israélien pour leur permettre de rester.
Sans se prononcer sur le fond du différend entre ces ONG et l'État israélien, la Cour a rendu un arrêt gelant l'entrée en vigueur de ces nouvelles dispositions, prévue à compter du 1er mars.
La Cour avait été saisie cette semaine par un consortium représentant plusieurs de ces ONG, qui lui demandait de suspendre en référé l'application de cette mesure dans l'attente d'un examen judiciaire complet.
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"Nous attendons toujours de voir comment cette injonction sera interprétée par l'État et si cela entraînera ou non une augmentation de notre capacité à opérer", a déclaré à l'Agence-France Presse (AFP) Athena Rayburn, directrice de l'Association of International Development Agencies (AIDA), un groupement d'organisations internationales travaillant dans les Territoires palestiniens, et une des parties ayant saisi la Haute Cour.
"La situation à l'intérieur de Gaza reste catastrophique, chaque jour où nous sommes empêchés d'agir coûte des vies", a-t-elle ajouté.
"Un peu d'air" aux habitants de Gaza
"C'est néanmoins un pas dans la bonne direction, même s'il reste encore un très, très long chemin à parcourir", a jugé Athena Rayburn, assurant que son organisation continuerait à se "battre pour pouvoir faire son travail et fournir une aide vitale aux Palestiniens dans le besoin".
Yotam Ben-Hillel, avocat représentant les ONG devant la Cour, a salué l'arrêt rendu tout en déclarant à l'AFP ne pas savoir ce qui allait advenir dans les prochains jours.
Mais "aujourd'hui, la Haute Cour de justice a donné aux habitants de Gaza et de Cisjordanie un peu d'air", s'est-il félicité.
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Le 30 décembre, les autorités israéliennes avaient informé 37 organisations, parmi lesquelles Médecins sans frontières (MSF), Oxfam, le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) ou encore CARE que leur licence arrivait à expiration et ne serait renouvelée que si elles fournissaient une liste des noms de leurs employés palestiniens, désormais exigée officiellement pour des raisons de "sécurité".
Israël avait donné deux mois aux ONG pour fournir cette liste, en vertu d'une directive de mars 2025 qui impose un contrôle strict sur le personnel palestinien des organisations internationales.
L'ONU avait à cette époque appelé Israël à revenir sur cette décision visant des organisations "indispensables" à l'envoi de l'aide dans la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas.
Avec AFP
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