L'armée israélienne a affirmé mardi avoir déployé des soldats au sol dans le sud du pays et y créer une "zone tampon", peu après l'autorisation donnée par le ministre israélien de la Défense de prendre le contrôle de nouvelles positions au Liban. Depuis le cessez-le-feu conclu en novembre 2024, l'armée israélienne maintenait déjà des soldats sur cinq positions jugées stratégiques au Liban.

Publié le : 03/03/2026 - 09:35Modifié le : 03/03/2026 - 21:47

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Des militaires d'Israël déployés au sol au Liban. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé mardi 3 mars avoir autorisé l'armée à "prendre le contrôle" de nouvelles positions au Liban, en parallèle de la campagne de frappes aériennes menée contre le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et moi avons autorisé l'armée israélienne à avancer et prendre le contrôle de positions stratégiques supplémentaires au Liban, afin d'empêcher les attaques sur les localités israéliennes frontalières", a déclaré le ministre dans un communiqué.

Peu de temps après cette annonce, l'armée israélienne a déclaré qu'elle créait une "zone tampon" au Liban. "Le Commandement nord a avancé, pris le contrôle des hauteurs et crée à présent une zone tampon, comme nous l'avions promis, entre notre population et toute menace", a affirmé le porte-parole de l'armée, le général de brigade Effie Defrin, à la télévision.

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Israël maintenait déjà cinq positions jugées stratégiques dans le sud du Liban, depuis le cessez-le-feu qui avait mis fin le 27 novembre 2024 à un an d'hostilités entre le Hezbollah et Israël en marge de la guerre dans la bande de Gaza.

Mardi, l'armée israélienne a affirmé que ses soldats étaient déployés en "plusieurs points supplémentaires" dans le sud du Liban.

Une source militaire a ensuite déclaré qu'Israël mène une incursion terrestre dans une zone frontalière du sud du pays. L'incursion terrestre se produit "au niveau de Kfar Kila et de la plaine de Khiam", des zones frontalières d'Israël, a précisé cette source libanaise qui a requis l'anonymat.

L'armée a pourtant démenti toute opération terrestre. "C'est une mesure tactique (...) destinée à assurer la sécurité de notre peuple", a déclaré à des journalistes de la presse étrangère le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l'armée.

"Nous avons positionné des soldats dans la zone frontalière à des points supplémentaires pour défendre nos civils et empêcher le Hezbollah de les attaquer", a-t-il ajouté.

31 000 déplacés au Liban

L'armée israélienne a exhorté mardi matin les habitants de dizaines de localités à travers le Liban à évacuer en prévision de bombardements imminents.

De nouvelles frappes ont ensuite été menées plus tard dans la journée, sans avoir été précédées d'avis d'évacuation, a indiqué l'Agence nationale d'information (Ani). "La série de violentes frappes a fait d'importants dégâts dans les bâtiments", a-t-elle précisé.

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L'armée libanaise a de son côté retiré des soldats de plusieurs positions du sud du Liban, près de la frontière avec Israël, à la suite de "l'escalade" de l'armée israélienne, a déclaré à l'AFP une source militaire au Liban.

Depuis lundi, les frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, et sur le sud du pays ont contraint de nombreux habitants à fuir sur les routes. L'ONU a estimé mardi à au moins 31 000 le nombre de déplacés dans le pays à cause de la guerre en cours.

"En date de lundi, plus de 31 000 personnes étaient accueillies et enregistrées dans des centres d'hébergement collectif", a-déclaré un porte-parole de l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Babar Baloch, lors d'un point de presse à Genève.

L'armée a également annoncé mardi avoir tué dans une frappe à Beyrouth un haut responsable du Hezbollah qu'elle a identifié comme Reza Khazai, chargé de la supervision de l'arsenal du mouvement sous le contrôle la force d'élite iranienne Al-Qods. L'armée n'a pas précisé la nationalité de ce responsable.

Le gouvernement libanais a déclaré lundi l'interdiction de toute activité militaire du Hezbollah, mouvement armé chiite pro-iranien. Une décision qualifiée d'"irrévocable" mardi par le président Joseph Aoun, alors que le groupe pro-iranien a revendiqué de nouvelles attaques contre Israël.

Le chef de l'État a aussi demandé aux représentants du Quintet (France, États-Unis, Qatar, Arabie saoudite et Égypte) de "faire pression sur Israël pour qu'il cesse ses agressions contre le Liban".

Avec AFP

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