Alors que le mouvement de contestation a repris depuis plusieurs jours dans certaines universités en Iran, le porte-parole du gouvernement a, mardi, mis en garde les étudiants sur les "lignes rouges" à ne pas franchir. Des images montrant le drapeau de la République islamique en feu ont notamment été diffusées par les médias locaux.
Publié le : 24/02/2026 - 11:04Modifié le : 24/02/2026 - 19:20
En Iran, les étudiants ont le droit de manifester mais ne doivent pas franchir des "lignes rouges", a mis en garde, mardi 24 février, le gouvernement dans sa première réaction depuis la reprise samedi d'un mouvement de contestation dans certaines universités.
Ils "ont naturellement le droit de manifester", a déclaré la porte-parole Fatemeh Mohajerani. Mais il y a "des lignes rouges à protéger et à ne pas franchir, même au plus fort de la colère", a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse hebdomadaire, citant en exemples "les lieux sacrés et le drapeau" de la République islamique.
Des rassemblements étudiants pro et antigouvernementaux dans plusieurs universités, notamment à Téhéran, ont lieu depuis la reprise des cours samedi.
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"Toutes ces années de crimes, mort à ce pouvoir !", "Les balles, les chars et les armes n’ont plus d’effet sur nous !", scandent notamment les étudiantes et étudiants, qui brandissent des portraits de leurs camarades tués par les forces de sécurité.
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Les médias locaux ont diffusé des images montrant des étudiants en train de brûler le drapeau de la République islamique, adopté après la révolution de 1979 qui a renversé la monarchie.
Ces rassemblements, qui pour certains ont donné lieu à des affrontements, y compris ce mardi, s'inscrivent dans la continuité d'un vaste mouvement qui a débuté en décembre avec des revendications initialement économiques mais a pris début janvier une tournure anti-pouvoir sans précédent.
Le bilan officiel des autorités iraniennes s'élève à plus de 3 000 morts.
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Elles affirment que la grande majorité des victimes sont des forces de sécurité ou des passants tués par des "terroristes", à la solde d'Israël et des États-Unis.
Des ONG, basées à l'étranger, accusent les forces de sécurité d'avoir délibérément tiré sur les manifestants.
L'organisation Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, affirme que plus de 7 000 personnes ont été tuées.
D'autres estimations évoquent plus de 30 000 morts, selon des hauts responsables du ministère iranien de la Santé cités fin janvier par le média américain Time.
Avec AFP
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