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Publié le : 27/04/2026 - 23:27Modifié le : 27/04/2026 - 23:27
Samedi, un homme a tenté de s’introduire dans la salle du gala annuel de la presse à Washington. Selon la Maison Blanche, son intention était de viser Donald Trump et plusieurs responsables de son administration. Comme pour les précédentes tentatives d'assassinat contre le président américain, l'attaque a généré une vague de complotisme sur la toile. Certains affirment que Karoline Leavitt savait que des tirs auraient lieu, d'autres que JD Vance a été volontairement évacué avant Donald Trump.
"Staged", ou en français "mis en scène". Selon TweetBinder, c'est le terme utilisé plus de 300 000 fois en 24 heures après l'attaque qui a eu lieu à l'hôtel Hilton où se tenait le dîner de l'Association des correspondants à la Maison Blanche (WHCA). Pour de nombreux internautes, l'incident serait un coup monté tant il interviendrait à point nommé pour Donald Trump. Selon eux, une tentative d'assassinat permettrait de détourner l'attention des mauvais sondages du président amétricain en pleine guerre avec l'Iran, voire de promouvoir sa nouvelle salle de bal hyper sécurisée à la Maison Blanche.
Le nombre de rumeurs autour de cette cinquième attaque en dix ans contre le président américain a surpris jusqu'au principal intéressé, pourtant lui-même habitué aux théories du complot. Dans une interview sur CBS, il s'est étonné de leur rapidité de propagation, tout en qualifiant leurs auteurs de "personnes malades" plutôt que d'escrocs.
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Karoline Leavitt avait-elle annoncé la fusillade ?
C’est l'un des "indices" les plus partagés par les internautes : une vidéo de la porte-parole de la Maison Blanche affirmant sur le tapis rouge que "des coups de feu seront tirés ce soir" ("shots will be fired tonight"). Mots qui attesteraient que Karoline Leavitt aurait été au courant de l'attaque et aurait fait un lapsus peu avant le gala.
En réalité, c'est une confusion autour d'une expression idiomatique. La porte-parole était bien interviewée sur Fox News, où elle promettait un discours incisif. Les "shots" seraient alors des "piques" lancées par Donald Trump. Le reste de sa réponse confirme cela : "Le discours de ce soir sera du Donald Trump pur jus. Ce sera drôle, divertissant. Il y aura des piques lancées ce soir dans la salle. Tout le monde devrait regarder."
Dans sa conférence de presse après l'attaque, Donald Trump lui-même est revenu sur ce qui devait être son premier discours en tant que président américain dans ce gala où le chef de l'Etat se moque traditionnellement des journalistes. "Ça aurait été le discours le plus déplacé jamais prononcé", aurait-il promis à son équipe.
Tous les présidents se sont rendus à ce gala – créé en 1921 – à part Ronald Reagan, en convalescence, et Donald Trump, qui entretient des relations compliquées avec la presse. Dans l'histoire de ce dîner traditionnellement animé par un humoriste, certains présidents comme Barack Obama ont semblé prendre un certain plaisir à lancer des plaisanteries aux journalistes mais aussi aux invités, comme un certain Donald Trump en 2015.
Pourquoi JD Vance a-t-il été évacué avant Donald Trump ?
Une autre séquence de la tentative d'attaque par Cole Allen, 31 ans, a suscité l'indignation sur la toile. Dans une publication vue plus de six millions de fois sur X, on observe le vice-président JD Vance être escorté vers la sortie 11 secondes avant que les agents ne s'occupent du président Trump.
Mais si les images sont authentiques, il ne faut pas y voir du favoritisme à l'égard du colistier du président. Selon des experts en protection rapprochée interrogés par Newsweek, ce protocole répond à une logique précise : la séparation des cibles, dès que possible. L’objectif est de séparer les personnalités protégées pour éviter qu’une seule menace ne puisse les atteindre simultanément.
Chaque agent suit donc un protocole précis pour une personnalité précise. De plus, les images montrent qu'un homme du service de sécurité s'est immédiatement positionné devant Donald Trump. Des éléments qui ont fait dire au procureur général Todd Blanche que le système a parfaitement fonctionné. En effet, sur les 18 personnes figurant dans la ligne de succession présidentielle, 12 étaient présentes dans la salle. Toutes sont sorties indemnes.
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