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Publié le : 09/02/2026 - 10:32
Large victoire électorale, euphorie boursière et promesses de relance massive : la nouvelle Première ministre japonaise Sanae Takaichi commence son mandat sous les applaudissements des marchés. Mais derrière l’enthousiasme, une question demeure : jusqu’où le Japon peut-il creuser sa dette ?
L’euphorie a été immédiate sur les marchés japonais. Le Nikkei 225 a bondi de près de 4 % en clôture ce lundi, franchissant même pour la première fois le seuil symbolique des 57 000 points en séance. Un vote de confiance clair après la victoire écrasante de Sanae Takaichi, qui décroche les deux tiers des sièges à la Chambre basse.
Risque financier en embuscade
Issue de l’aile droite du Parti libéral-démocrate, la Première ministre revendique l’héritage de Shinzo Abe et de ses "Abenomics". Objectif affiché : soutenir le pouvoir d’achat, amortir le choc de l’inflation et relancer la croissance par la dépense publique. Au menu : baisses d’impôts ciblées, aides aux ménages, suspension temporaire de la taxe sur certains produits alimentaires, investissements massifs dans la tech, l’IA, l’énergie et la défense.
Mais cette stratégie repose sur un pari risqué : une dette publique de 230 % du PIB, la plus élevée du monde développé. Jusqu’ici soutenable grâce à une dette largement détenue par des acteurs nationaux, elle devient plus fragile avec le retour de l’inflation et la remontée des taux de la Banque du Japon. Un équilibre délicat que les marchés pourraient tester plus durement dans les mois à venir.
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