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Publié le : 18/02/2026 - 11:06Modifié le : 18/02/2026 - 11:10
Avec seulement +0,3 % sur un an en janvier, l’inflation française est quasiment nulle. Un contraste saisissant avec la flambée de 2022-2023. Reflux de l’énergie, importations moins chères, effet des taux : les raisons d’un net ralentissement.
L’inflation est presque à l’arrêt en France. En janvier, les prix à la consommation n’ont progressé que de 0,3 % sur un an, selon l’INSEE. Ils ont même légèrement reculé par rapport à décembre. Un retournement spectaculaire si l’on se souvient de la fin 2022 et de l’année 2023, lorsque l’inflation dépassait les 6 %, un record depuis près de quarante ans.
L’énergie, principal facteur du reflux
La flambée provenait d’abord du choc énergétique lié à la guerre en Ukraine. Le prix du gaz européen avait été multiplié par dix. Le litre de sans-plomb dépassait les deux euros. Aujourd’hui, les prix de l’énergie reculent de 7,6 % sur un an. Un plein d’essence coûte en moyenne une vingtaine d’euros de moins qu’au pic de la crise.
Les produits manufacturés participent aussi au ralentissement, portés par des importations à bas coût et un euro plus solide. Les hausses de taux de la Banque centrale européenne ont également freiné la demande. L’alimentation, en revanche, continue d’augmenter de 1,9 % sur un an — loin toutefois des hausses de 15 % enregistrées en 2023.
Si cette accalmie soulage le pouvoir d’achat, elle pose aussi une question macroéconomique : une inflation trop faible peut peser sur la croissance et compliquer la tâche de la Banque centrale européenne, dont l’objectif reste fixé à 2 % pour l’ensemble de la zone euro.
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