Marco Rubio a achevé lundi sa brève tournée en Europe avec un détour par la Hongrie. Le chef de la diplomatie américaine s'y est brièvement rendu en soutien au Premier ministre Viktor Orban, en difficulté avant des élections prévues en avril.

Publié le : 16/02/2026 - 11:59Modifié le : 16/02/2026 - 22:59

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Après la Slovaquie dimanche, le chef de la diplomatie américaine a achevé, lundi 16 février, sa tournée européenne chez les dirigeants pro-Trump par une brève visite en Hongrie. Marco Rubio y était présent pour apporter son soutien au Premier ministre Viktor Orban, en difficulté avant des élections en avril prochain.

"Je peux vous dire en toute certitude que le président Trump est profondément attaché à votre réussite, car votre réussite est notre réussite, en raison de la relation que nous avons", a-t-il déclaré en conférence de presse aux côtés du Premier ministre hongrois.

De son côté, Viktor Orban a affirmé qu'il n'y avait "aucune raison d'avoir peur de ce qui se passera en Hongrie" après le scrutin.

"Le gouvernement sera formé sur la base de la volonté des Hongrois", a-t-il ajouté. "Parfois je perds, parfois je gagne", a rappelé le dirigeant, revenu au pouvoir en 2010. "Alors n'ayez pas peur de ce qui se passera si nous ne gagnons pas, car cela arrive régulièrement", a-t-il dit.

Le président Donald Trump ne fait aucun mystère de sa sympathie pour le dirigeant nationaliste hongrois, qu'il qualifie d'"homme fort et puissant", n'hésitant pas à lui apporter son plein soutien en vue des législatives du 12 avril. Il a parlé sur son réseau Truth Social d'un "dirigeant véritablement fort et puissant, avec la capacité éprouvée à produire des résultats phénoménaux".

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Viktor Orban, 62 ans, fait face au défi le plus difficile depuis son retour au pouvoir en 2010, son parti Fidesz étant devancé par le parti d'opposition TISZA dans les sondages avant le scrutin.

Dans un discours à la nation samedi, il s'est engagé à poursuivre son offensive contre les "pseudo-organisations civiles, les journalistes, les juges et les politiciens achetés", pas loin de ce qu'entreprend le président américain aux États-Unis.

Proximité partagée avec Vladimir Poutine

Le Premier ministre hongrois, devenu la bête noire des Européens, est accusé d'avoir réduit au silence les voix critiques de la magistrature, du monde académique, des médias et de la société civile, et d'avoir restreint les droits des minorités.

Le dirigeant conservateur cultive aussi sa proximité avec le président russe Vladimir Poutine, tout comme Donald Trump qui l'avait accueilli en grande pompe en Alaska l'été dernier.

Arrivé dimanche soir à Budapest, Marco Rubio, catholique pratiquant, a aussitôt assisté à l'écart de la presse à une messe célébrée en la célèbre basilique Saint Étienne, selon un responsable du département d'État sous couvert d'anonymat. Il devait avoir, lundi dans la matinée, des entretiens avec le dirigeant hongrois avant de s'envoler pour Washington.

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Marco Rubio arrivait de Bratislava, où il a vu dimanche le Premier ministre slovaque Robert Fico, autre dirigeant nationaliste proche de Donald Trump.

Le choix de ces deux pays d'Europe centrale ne doit bien sûr rien au hasard, d'autant qu'il vient compléter le message envoyé par le secrétaire d'État à la Conférence sur la sécurité de Munich.

Washington ne veut pas d'une Europe "dépendante"

Dans un discours prononcé samedi, Marco Rubio avait appelé les Européens à défendre la civilisation occidentale menacée, selon l'administration Trump, par l'immigration de masse notamment.

Si le chef de la diplomatie américaine s'est aussi efforcé de rassurer, avec plus ou moins de succès, des Européens inquiets des intentions des États-Unis vis-à-vis de l'Otan et du Groenland, il a surtout incité les Européens à se ranger derrière la vision du président américain.

À Bratislava, il a cependant assuré que Washington ne voulait pas d'une Europe "dépendante" ou qui soit un "vassal".

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Le Premier ministre hongrois a également fait part de son intention de se rendre à Washington pour assister cette semaine à la réunion inaugurale du "Conseil de paix" du président américain.

Viktor Orban est particulièrement proche de l'administration américaine en raison de sa politique antimigrants depuis la crise des réfugiés syriens, il y a dix ans. Il s'est rendu à plusieurs reprises dans la résidence de Donald Trump à Mar-a-Lago, en Floride.

Tout comme en Slovaquie, la question énergétique fera partie des discussions en Hongrie, qui a obtenu, lors d'une visite de Viktor Orban à la Maison Blanche l'année dernière, une exemption de sanctions américaines sur les importations de pétrole et de gaz russes.

Avec AFP

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