Emmanuel Macron a annoncé mardi le déploiement de moyens militaires vers la Méditerranée orientale, dont son porte-avions Charles de Gaulle et son groupe aéronaval. La France veut apporter son soutien dans la protection de ses alliés face aux "incertitudes des jours à venir" dans la guerre au Moyen-Orient.

Publié le : 04/03/2026 - 08:07Modifié le : 04/03/2026 - 10:37

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La France déploie des moyens militaires dans la Méditerranée orientale. Face aux "incertitudes des jours à venir" au Moyen-Orient et pour aider à la protection de ses alliés, le président français a annoncé mardi 3 mars envoyer son porte-avions Charles De Gaulle ainsi que son escorte.

Le navire amiral de la flotte française, qui vient de faire escale à Malmö en Suède, interrompt son déploiement prévu en Atlantique Nord pour "faire route vers la Méditerranée", a annoncé le chef de l'État. Le Charles de Gaulle devrait mettre "à peu près huit jours" pour rallier la Méditerranée orientale, selon la ministre déléguée aux Armées Alice Rufo.

De là, la vingtaine d'avions de combat Rafale à son bord ainsi que ses deux avions-radars Hawkeye pourront concourir à la sécurisation du ciel.

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"Le canal de Suez, la mer Rouge sont aussi sous tension et menacés. Nous sommes à l'initiative pour bâtir une coalition afin de réunir les moyens, y compris militaires, pour reprendre et sécuriser le trafic dans ces voies maritimes essentielles à l'économie mondiale", a affirmé Emmanuel Macron.

Le déploiement du porte-avions, "c'est un signalement stratégique (...) ça veut dire nous défendons nos intérêts, nous sommes là", a fait valoir sur BFMTV Alice Rufo, pour qui avec ses avions, il "apportera une capacité d'agir de manière plus active, plus efficace, plus rapide".

"C'est aussi une démonstration de puissance sur un point particulier qui est le droit de la mer et la sécurité maritime, qui va être un enjeu majeur", a-t-elle ajouté.

Le porte-avions est escorté de plusieurs frégates dotées de missiles Aster de défense aérienne, ainsi que d'un sous-marin d'attaque.

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Des accords de défense avec de multiples pays du Golfe

La frégate multimissions Languedoc arrivera par ailleurs "dès ce soir" à Chypre, selon le chef de l'État. La base britannique d'Akrotiri a été visée par des drones tirés du Liban voisin, "très probablement" par le Hezbollah, allié historique de l'Iran, selon une source gouvernementale chypriote.

La Languedoc avait déjà eu à abattre avec ses missiles Aster des drones tirés du Yémen par les rebelles Houthis contre les navires transitant en mer Rouge en décembre 2023.

La Grèce a elle aussi déployé deux frégates et des avions F-16 à Chypre.

Outre Chypre, membre de l'Union européenne, la France est liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis ainsi que par des "engagements solides avec la Jordanie et l'Irak, et notamment là-bas nos alliés kurdes", a rappelé Emmanuel Macron.

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Plusieurs drones ont été abattus par les forces françaises "en légitime défense (...) dès les premières heures du conflit pour défendre l'espace aérien de nos alliés", selon lui.

Des militaires français au Liban et aux Émirats arabes unis

"En plus des moyens déjà présents, des Rafale, des systèmes de défense anti-aérienne et des radars aéroportés (des avions Awacs, ndlr) ont été déployés ces dernières heures" dans la région, a-t-il indiqué sans plus de précisions.

La France dispose d'intérêts militaires dans la région. Outre la présence de 700 militaires français, membres de la Force intérimaire de l'ONU (Finul) déployée dans le sud du Liban, Paris déploie 900 militaires sur trois bases (aérienne, navale et terrestre) aux Émirats arabes unis.

Elle y stationne notamment plusieurs avions de combat Rafale ainsi que des chars Leclerc et des canons Caesar. Deux d'entre elles ont subi des "frappes limitées, ayant causé des dégâts matériels" depuis le début du conflit, selon lui.

La France déploie également plusieurs avions de combat en Jordanie dans le cadre de la coalition internationale antijihadiste Inherent Resolve, à travers l'opération Chammal.

Avec AFP

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