Jean-Luc Mélenchon, organise un grand meeting samedi au Bourget pour présenter son programme et démontrer "la force et "la dynamique" de la campagne du candidat insoumis, qui fait la course en tête à gauche.
Publié le : 07/11/2026 - 00:32Modifié le : 07/11/2026 - 10:06
Entre Clermont-Ferrand le mois dernier et Le Havre le mois prochain, cap sur Paris. La France insoumise effectue samedi 7 novembre un retour en région parisienne, là où elle est le plus implantée, avec un grand meeting de son candidat, Jean-Luc Mélenchon, au Parc des expositions du Bourget, en Seine-Saint-Denis.
Vendredi, 17 000 militants étaient inscrits pour cet événement. Avec jusqu'à 20 000 personnes attendues pour accentuer la bonne dynamique de Jean-Luc Mélenchon, donné par les derniers sondages en mesure de se qualifier pour le second tour.
Les Insoumis, qui font la course en tête à gauche, ont pu compter dans la semaine sur le soutien de la majorité du groupe communiste et ultramarin à l'Assemblée nationale, dont son président Stéphane Peu, élu de Seine-Saint-Denis.
Et la formation mélenchoniste espère bientôt bénéficier du ralliement du petit parti Génération.s, fondé par Benoît Hamon, et de ses six députés.
Samedi, avec ce meeting, "nous avons trois objectifs : la démonstration de la force et de la dynamique de notre campagne, la mise en valeur de notre équipe et la présentation de notre programme", explique à l'AFP le coordinateur de LFI et directeur de campagne, Manuel Bompard.
Car cet événement suit la sortie en librairie vendredi du programme présidentiel des Insoumis, la nouvelle version de "L'Avenir en commun", forte de 1069 propositions.
Et le mouvement de gauche radicale, toujours féru d'innovations technologiques, entend donner à voir de manière originale à quoi ressemblerait leur programme appliqué.
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Le Bourget, tout un symbole
"On diffusera un court-métrage, entre fiction et réalité, avec des passages entre la scène et l'écran, pour montrer comment 'L'Avenir en commun' va changer la vie des gens", indique l'entourage de Jean-Luc Mélenchon à l'AFP.
À gauche, le choix du Parc des expositions du Bourget comme lieu de meeting n'est pas anodin.
C'est là que le candidat socialiste François Hollande a tenu en janvier 2012 son meeting devenu célèbre, au cours duquel il a asséné : "Mon véritable adversaire (...) c'est le monde de la finance".
C'est également là - et cette référence parle sûrement plus à Jean-Luc Mélenchon qui honnit François Hollande - que François Mitterrand a tenu son dernier meeting de premier tour lors de sa campagne pour la réélection en 1988.
L'ancien président socialiste reste en effet toujours une figure tutélaire pour le candidat Insoumis qui fut membre du PS pendant plus de 30 ans.
Défi du rassemblement
Donné largement battu au second tour par Marine Le Pen dans tous les sondages, Jean-Luc Mélenchon, figure très clivante, est au défi de se montrer rassembleur, comme l'avait fait Mitterrand, pour pouvoir espérer l'emporter.
La scénographie de son dernier meeting près de Clermont-Ferrand, le 11 octobre, était déjà un clin d’œil à celle du premier meeting de Mitterrand à Rennes en 1988.
Et la nouvelle affiche de campagne de Jean-Luc Mélenchon, dévoilée vendredi, n'est pas sans rappeler celle de François Mitterrand en 1981, "La force tranquille".
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Comme le socialiste à son époque, Jean-Luc Mélenchon pose devant un fond rural, le site de Gergovie en Auvergne qu'il affectionne particulièrement, alors que son mouvement est connu pour être surtout implanté dans les grandes villes et leurs banlieues.
L'affiche est recouverte du slogan "Liberté, égalité, solidarité".
"La fraternité est un comportement individuel, la solidarité est un projet politique", a expliqué Manuel Bompard.
Avec AFP
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