Le roi Mohammed VI a nommé mardi Première ministre du Maroc Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice nationale du Parti authenticité et modernité, ministre de l’Aménagement du territoire et de l'urbanisme sortante et maire de Marrakech. Elle devient ainsi la première femme à diriger le gouvernement marocain.
Publié le : 29/09/2026 - 18:10Modifié le : 30/09/2026 - 10:46
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Le roi Mohammed VI a nommé Fatima Ezzahra El Mansouri au poste de Première ministre du Maroc, faisant d'elle la première femme à diriger le gouvernement, a annoncé mardi 29 septembre le palais royal.
Le monarque a reçu Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice nationale du Parti Authenticité et Modernité (PAM), au palais royal de Rabat et "l'a chargée de former le nouveau gouvernement", a précisé le communiqué.
Cette nomination intervient après la victoire du PAM aux élections législatives du 23 septembre. La formation de centre-droit, qui faisait partie de la coalition au pouvoir sortante, a décroché 97 des 395 sièges de la Chambre des représentants lors d'un scrutin marqué par un taux de participation de 38 %, au plus bas depuis près de 20 ans.
Pas de majorité
Sans majorité absolue, Fatima Ezzahra El Mansouri devra désormais composer avec d'autres partis pour former une coalition gouvernementale pour cinq ans, même si les grandes orientations des secteurs stratégiques demeurent l'apanage du roi.
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Cette avocate de 50 ans avait rejoint le PAM à sa création en 2008 par l'actuel conseiller du roi, Fouad Ali El Himma. Ce proche de Mohammed VI s'en est toutefois retiré en 2011. Sous les couleurs de cette formation, elle avait marqué l'histoire de Marrakech en devenant, à 33 ans seulement, la première femme maire de la ville touristique en 2009. Un poste qu'elle occupe actuellement pour un second mandat depuis 2021.
Elle a également été ministre de l'Habitat au sein du gouvernement sortant d'Aziz Akhannouch et a été élue députée lors des élections du 23 septembre.
Un climat de défiance au Maroc
Le scrutin s'est tenu sur fond de défiance envers la classe politique et d'inquiétudes autour de la hausse du chômage et des inégalités, en particulier chez les jeunes.
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Le manque de perspectives chez une partie de la jeunesse marocaine est revenu au premier plan après l'afflux massif de migrants vers l'enclave espagnole de Ceuta fin juillet.
La nouvelle Première ministre devra s'attaquer à des problèmes socio-économiques persistants tout en s'efforçant de restaurer la confiance des citoyens dans l'action publique.
Son parti a promis pendant la campagne de réaliser une croissance moyenne de 5 % par an, de maintenir l'inflation à 2 % pour préserver le pouvoir d'achat et de créer au moins un million d'emplois durant son mandat.
Le parti de la justice et du développement (PDJ) dans l'opposition
Le Rassemblement national des indépendants (RNI), dont est issu le chef de gouvernement sortant Aziz Akhannouch, est arrivé deuxième avec 66 sièges, perdant une trentaine de sièges par rapport aux dernières législatives de 2021.
Le Parti de l'Istiqlal, également présent dans la coalition sortante, est troisième avec 65 sièges.
Dans l'opposition, le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste), qui a notamment fait campagne sur la lutte contre la corruption, a quadruplé le nombre de ses sièges en en remportant 54, contre 13 lors des dernières législatives.
Au lendemain du scrutin, son secrétaire général Abdelilah Benkirane a écarté l'idée de rejoindre la majorité.
Avec AFP
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