Sao Paulo (AFP) – Le Britannique Lando Norris, champion du monde 2025 avec McLaren mais détrôné cette saison par Kimi Antonelli (Mercedes), visera dimanche une troisième victoire cette année au Grand Prix du Brésil, après avoir été le plus rapide des qualifications sous une pluie diluvienne.

Publié le : 07/11/2026 - 23:24Modifié le : 08/11/2026 - 00:00

Le pilote de 26 ans, qui n'est que sixième du classement provisoire à la veille de la 20e manche (sur 23) à Sao Paulo, partira en pole position à 14H00 (18H00 en France), aux côtés de l'Italien de 20 ans, couronné plus jeune champion du monde de l'histoire de la F1 au Mexique le week-end dernier.

Ce n'est pas Antonelli qui a réalisé le deuxième temps samedi, mais son coéquipier britannique George Russell, lors de qualifications dantesques commencées avec 90 minutes de retard en raison de fortes averses, et dont la troisième séance a même été écourtée.

L'Italien a fait le troisième temps, derrière Russell, lequel a fini à 204 millièmes de Norris mais qui devra reculer de cinq places sur la grille en raison du remplacement de pièces moteur hors des quotas alloués par le règlement.

De même, Charles Leclerc (Ferrari) a fait le quatrième temps mais sera positionné dix places plus loin au départ, tout comme son coéquipier, le septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton et le Néerlandais aux quatre couronnes Max Verstappen (Red Bull).

Hamilton et Verstappen en fond de grille

Les deux hommes, 11 titres à eux deux, s'élanceront du fond de la grille - 20e et 21e devant le Mexicain Sergio Perez (Cadillac) - en raison du remplacement complet de leurs blocs moteurs.

Ces "vétérans" - Hamilton a 41 ans et Verstappen 29 - sont deuxième et troisième au classement provisoire et, même si le championnat est joué, ils auront à coeur de remonter la vingtaine de leurs concurrents.

Surtout le Néerlandais, parti 17e en 2024 à Sao Paulo où il avait gagné sous une pluie torrentielle.

Les Red Bull et Verstappen sont en pleine renaissance depuis la fin de l'été et le quadruple champion du monde a renoué avec les victoires (GP de Bahreïn en Malaisie, Singapour et Mexique).

Hamilton, qui a fait éclater au grand jour une guerre d'ego avec Leclerc que leur directeur de l'écurie Ferrari, Fred Vasseur, tente d'apaiser, a dit tout sourire qu'il n'était pas mécontent de son 11e temps.

Russell en revanche, complètement surpassé cette année par Antonelli, a hurlé dans sa radio quand Mercedes lui a demandé de lever le pied et de rentrer au stand pour changer de pneus lors de la troisième séance des qualifications en raison de l'intensification de la pluie sur une piste déjà détrempée.

"Erreur de jugement"

"C'était tout à fait un tour pour faire la pole et c'est une erreur de jugement de notre part (...) La pluie arrivait et j'aurais dû finir le tour", s'est-il plaint en s'extrayant de son baquet.

Norris, lui, pour sa troisième pole au Brésil et première sous la pluie, s'est réjoui en disant "espérer une course sur le mouillé" dimanche, une forte probabilité selon la météo. "Sur le sec (les McLaren) ne sont évidemment pas dans le rythme", a-t-il estimé.

Le Britannique, qui a gagné en Hongrie et aux Pays-Bas cet été, Kimi Antonelli et "Mad Max" Verstappen s'étaient montrés tour à tour les plus rapides des trois séances d'essais vendredi et samedi.

Grâce aux pénalités de Russell et de Leclerc, c'est Liam Lawson, le pilote néo-zélandais de Racing Bulls, l'écurie "petite-soeur" de Red Bull, qui sera en troisième position sur la grille, suivi du très expérimenté Allemand d'Audi, Nico Hulkenberg, et du jeune Français Isack Hadjar (Red Bull) à la cinquième place.

Ce GP de Sao Paulo est donc très ouvert.

A quatre dimanches de la fin de saison (Brésil, Las Vegas, Qatar et Abou Dhabi), l'enjeu principal est le nom du futur vice-champion du monde des pilotes (Verstappen, Hamilton ou éventuellement Russell et Leclerc) et le titre constructeur que Mercedes est quasiment assuré de décrocher.

© 2026 AFP

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