Le secrétaire d’État américain Marco Rubio poursuivait, dimanche, sa tournée européenne en Slovaquie des pays dirigés par des proches de Donald Trump. Après avoir, depuis Munich, appelé les Européens à défendre la "civilisation occidentale", Washington entend resserrer les liens énergétiques avec ses deux alliés de droite. Marco Rubio est attendu lundi en Hongrie.

Publié le : 15/02/2026 - 04:23Modifié le : 16/02/2026 - 07:46

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Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, poursuit sa tournée en Europe en se rendant dans deux pays dirigés par des proches de Donald Trump, d'abord en Slovaquie où il est arrivé dimanche 15 février, puis en Hongrie, au lendemain de son appel aux Européens à soutenir la vision mondiale de Donald Trump tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe "forte".

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a affirmé dimanche que les États-Unis ne voulaient pas d'une Europe "dépendante" ou qui soit un "vassal".

"Nous ne voulons pas que l'Europe soit dépendante, nous ne demandons pas que l'Europe soit un vassal des États-Unis", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Bratislava, aux côtés du Premier ministre slovaque Robert Fico, ajoutant vouloir un "partenaire".

Le secrétaire d'État a insisté sur le fait qu'il était dans l'intérêt des États-Unis d'avoir "une Europe forte", alors que les relations transatlantiques traversent une période de turbulences.

Lors d'une récente visite en Floride, Robert Fico aurait, selon le média Politico citant des diplomates européens anonymes, exprimé son inquiétude quant à l'état mental du président américain, mais Washington et Bratislava ont vigoureusement démenti.

À l'issue de la rencontre en Floride, le dirigeant slovaque avait déclaré avoir eu avec Donald Trump des échanges "extrêmement importants" sur l'énergie nucléaire.

Le secrétaire d'État américain se rendra ensuite à Budapest pour des rendez-vous lundi avec les autorités hongroises dont le Premier ministre, Viktor Orban.

Donald Trump ne fait aucun mystère de son soutien pour le dirigeant nationaliste hongrois, qu'il qualifie d'"homme fort et puissant", en vue des élections législatives prévues le 12 avril.

Viktor Orban fait face au défi le plus difficile depuis son retour au pouvoir en 2010, son parti Fidesz étant devancé par le parti d'opposition TISZA dans les sondages indépendants.

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Dans un discours samedi, il s'est engagé à poursuivre son offensive contre les "pseudo-organisations civiles, les journalistes, les juges et les politiciens achetés", pas loin de ce que Donald Trump entreprend aux États-Unis.

Le Premier ministre hongrois a également fait part de son intention de se rendre à Washington pour assister la semaine prochaine à la réunion inaugurale du Conseil de la paix du président américain.

Viktor Orban est particulièrement proche de l'administration Trump en raison de sa politique anti-migrants depuis la crise des réfugiés syriens il y a dix ans.

L'énergie au cœur des discussions

La Hongrie a aussi obtenu, lors d'une visite de Viktor Orban à la Maison Blanche l'année dernière, une exemption de sanctions américaines sur les importations de pétrole et de gaz russes.

L'ancien président démocrate Joe Biden entretenait des relations beaucoup plus hostiles avec Viktor Orban, qu'il accusait de "tendre vers la dictature", notamment en muselant les médias indépendants et en menant campagne contre les droits des LGBT+.

Lors des étapes slovaque et hongroise, il sera beaucoup question d'énergie, ont indiqué des responsables américains avant la visite.

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Ces deux nations sont des pays d'Europe centrale enclavés, aux liens étroits avec le Kremlin, et elles restent fortement dépendantes des combustibles fossiles russes malgré l'invasion de l'Ukraine par Moscou en 2022.

La Slovaquie et la Hongrie sont engagées dans un bras de fer avec l'Union européenne contre la décision de cette dernière de supprimer progressivement les importations de gaz russe.

Washington entend ainsi resserrer les liens énergétiques avec ses deux alliés de droite.

Avec Reuters

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