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Publié le : 11/02/2026 - 16:12
Dans un entretien accordé à France 24, la rapporteuse spéciale de l'ONU sur les droits de l'Homme dans les territoires palestiniens dénonce l'utilisation de l'accusation d'antisémitisme par Israël contre ses critiques. Francesca Albanese affirme qu'il n'y a "pas de cessez-le-feu" à Gaza et qualifie les sanctions américaines dont elle fait l'objet d'"acte de persécution".
Interrogée sur les accusations d'antisémitisme portées contre elle, Francesca Albanese affirme qu'Israël utilise "cette carte de l'antisémitisme qui marche très bien en Europe" pour discréditer ceux qui rappellent l'application du droit international. "Je ne me pose pas la question" du droit d'Israël à exister, explique-t-elle. "Israël existe, Israël est un membre de la communauté internationale qui ne reconnaît pas le droit à l'autodétermination d'un autre peuple, qui le garde sous occupation et sous oppression, et pour cela, il doit être jugé selon la loi", déclare-t-elle.
"Pas de cessez-le-feu" à Gaza
À Gaza, un cessez-le-feu entre le Hamas et l'État hébreu est entré en vigueur le 10 octobre 2025, mais il est régulièrement violé par Israël. Plusieurs centaines de Palestiniens sont morts depuis. "Il n'y a pas de cessez-le-feu", tranche Francesca Albanese.
Une nouvelle étape vient d'être franchie dans l'autre territoire palestinien, la Cisjordanie. Par une série de nouvelles mesures annoncées le 8 février, l'État hébreu y renforce son contrôle, et simplifie l’acquisition de terres par des Juifs israéliens. Des décisions qui "visent à avancer, accélérer le processus de conquête d'annexion, qui est clairement illégale". Le "manque d'action" de la communauté internationale est "choquant", commente Francesca Albanese.
Interdite d'entrée sur le territoire américain, elle s'est vue imposer des sanctions par les États-Unis en juillet 2025. "Un acte de persécution" contre son travail, pourtant sous mandat de l'ONU, dénonce-t-elle.
NDLR : Après l'enregistrement de cet entretien, la France a demandé la démission de Francesca Albanese après des "propos outranciers et coupables" qu'elle aurait tenus lors d'une conférence samedi et dont il est question dans cette interview.
Texte par Sophian Aubin
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