Des étudiants iraniens se sont rassemblés samedi à Téhéran pour rendre hommage aux personnes tuées en janvier dans la répression des manifestations, scandant des slogans hostiles au gouvernement.
Publié le : 21/02/2026 - 18:06Modifié le : 22/02/2026 - 09:16
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De nouvelles manifestations hostiles au régime à Téhéran. Des étudiants iraniens ont scandé samedi 21 février des slogans anti-gouvernement dans la capitale iranienne, lors de rassemblements en hommage aux personnes tuées en janvier dans la répression des manifestations, confrontant des partisans du pouvoir, ont rapporté des médias.
Ces rassemblements ont eu lieu au moment où les États-Unis menacent de frapper l'Iran, malgré la reprise de pourparlers indirects entre les deux pays ennemis. Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré samedi que son pays ne céderait pas aux pressions des puissances mondiales dans le cadre des négociations nucléaires avec les États-Unis.
"Les puissances mondiales s'alignent pour nous forcer à céder, mais nous ne céderons pas, malgré tous les problèmes qu'elles nous causent", a-t-il dit dans un discours retransmis en direct par la télévision d'État.
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Échauffourées et slogans hostiles au régime
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et géolocalisées par l'AFP à l'université de technologie de Sharif, la principale en ingénierie de la capitale iranienne, montrent des échauffourées éclater au sein d'une foule, alors que certains scandent "bi sharaf", ou "honteux", en persan.
Sur d'autres images, publiées par la chaîne de télévision Iran International basée à l'étranger, on voit une vaste foule proférant des messages hostiles au gouvernement.
D'après l'agence de presse iranienne Fars, ce qui devait être "une manifestation silencieuse et pacifique" d'étudiants a été perturbé par des individus scandant notamment "mort au dictateur", un slogan clé du mouvement de contestation adressé au guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.
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Rassemblements dans plusieurs universités de Téhéran
Selon une vidéo publiée par Fars, un groupe agitant des drapeaux iraniens fait face à de nombreux protestataires masqués, chaque camp semblant brandir des portraits en hommage aux morts.
D'après d'autres médias iraniens, des rassemblements ont eu lieu dans au moins deux autres universités de Téhéran.
Cette semaine, les slogans contre le pouvoir sont réapparus alors que prenait fin la période de deuil traditionnel musulman de 40 jours, après le pic des manifestations des 8 et 9 janvier.
Déclenchées pour dénoncer le marasme économique, elles s'étaient rapidement mues en une contestation du pouvoir et ont été réprimées dans le sang.
Selon l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, plus de 7 000 personnes, la plupart des manifestants, ont été tuées dans la répression et plus de 53 000 personnes arrêtées depuis janvier.
Les autorités font pour leur part état de 3 000 morts, selon elles en majorité des membres des forces de sécurité et des passants tués par des "terroristes" au service d'Israël et des États-Unis.
Avec AFP
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