Donald Trump va augmenter sa nouvelle surtaxe mondiale de 10 % à 15 %, a-t-il annoncé samedi dans une publication sur son réseau Truth Social, après que la Cour suprême des États-Unis a annulé la veille les vastes droits de douane dits "réciproques" imposés par le président américain.
Publié le : 21/02/2026 - 17:35Modifié le : 22/02/2026 - 10:22
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Donald Trump fait monter les enchères. Le président américain qui avait dit vendredi imposer un nouveau droit de douane mondial de 10 % a annoncé samedi 21 février une augmentation de cette surtaxe à 15 %.
"En tant que président des États-Unis d'Amérique, je vais augmenter avec effet immédiat les droits de douane mondiaux de 10 % (...) au niveau pleinement autorisé (...) de 15 %", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.
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Cette annonce intervient après que la Cour suprême des États-Unis a annulé la veille les vastes droits de douane dits "réciproques" imposés par le président américain, suscitant sa colère.
Bras de fer économique
Selon la Cour suprême, Donald Trump a outrepassé ses droits en invoquant une urgence économique pour justifier les droits de douane présentés comme "réciproques".
Après s'être déchaîné la veille contre les juges de la Cour, il avait annoncé avoir signé depuis le Bureau ovale un décret imposant cette nouvelle taxe douanière mondiale de 10 %.
Ce dernier devait entrer en vigueur le 24 février, pour une durée de 150 jours, avec des exemptions sectorielles notamment pour l'industrie pharmaceutique ainsi que pour les biens entrant aux États-Unis dans le cadre de l'accord États-Unis-Mexique-Canada, avait précisé la Maison Blanche dans un communiqué.
Ce nouveau taux s'applique aux pays ou blocs ayant signé des accords commerciaux avec Washington, tels que l'Union européenne (UE), le Japon, la Corée du Sud ou Taïwan.
Déterminer une "position européenne très claire"
Les partenaires commerciaux de Washington ont réagi avec prudence mais intérêt à l'annonce de la décision de la Cour suprême.
Le président français, Emmanuel Macron, s'en est félicité samedi, jugeant "bien" qu'il y ait "des pouvoirs et des contrepouvoirs dans les démocraties".
"Nous voulons continuer à exporter (...) et le faire avec les règles les plus loyales qui soient (...) et ne pas subir des décisions unilatérales", a-t-il déclaré, estimant qu'il fallait "être dans une logique d'apaisement".
Le chancelier allemand Friedrich Merz a affirmé samedi vouloir mener des discussions avec ses alliés européens afin de trouver une réponse commune aux nouveaux droits de douane américains, avant une rencontre avec le président Donald Trump à Washington.
"Nous aurons une position européenne très claire à ce sujet, car la politique douanière relève de l'Union européenne, et non des États membres de façon individuelle", a déclaré Friedrich Merz à la chaîne ARD.
"Je serai à Washington dans un peu plus d'une semaine. Et j'irai à Washington avec une position européenne commune", a-t-il ajouté.
En dépit de la nouvelle annonce de Donald Trump, Merz a indiqué qu'il s'attendait à ce que les exportateurs allemands soient confrontés à moins de droits de douane à l'avenir, saluant une bonne nouvelle dans la décision de la Cour suprême.
"Pour moi, il y a un élément rassurant dans la décision rendue hier par la Cour suprême : la séparation des pouvoirs aux États-Unis semble encore fonctionner", a-t-il déclaré. "C'est une bonne nouvelle."
Avec AFP
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