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Publié le : 05/02/2026 - 10:54

À la Une de la presse, jeudi : des pigeons espions développés en Russie ; un "ami" virtuel qui pourrait vous surveiller ; des centaines de journalistes licenciés au Washington Post ; et un "ministère du Sexe" qui fait grincer des dents en Arménie.

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Des histoires d'espionnage

Le Telegraph raconte jeudi matin que des scientifiques russes développent des pigeons-drones qui pourraient être utilisés pour la surveillance secrète ou à des fins militaires. Le concept : une puce neuronale serait implantée dans le cerveau des pigeons… avec une caméra fixée sur leur poitrine. On pourrait ainsi contrôler à distance leur trajectoire de vol. Et grâce à l’endurance des pigeons et leur capacité à accéder à des endroits difficiles, ils seraient plus efficaces que les drones, selon les scientifiques.

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Le Parisien raconte lui aussi une histoire d’espionnage. Deux hommes chinois, présentés comme des ingénieurs, ont été mis en examen mercredi, soupçonnés d’avoir été envoyés en France pour capter des données militaires sensibles. L’histoire : deux hommes louaient un Airbnb en Gironde. Ils ont été dénoncés à la DGSI par leurs voisins, qui ont aperçu une mystérieuse parabole de 2 mètres de diamètre et une antenne dans leur jardin.

"Friend", un "ami" virtuel ?

Vous avez peut-être vu la campagne publicité d'un collier dans le métro parisien ou sur les réseaux sociaux, baptisé "Friend" et dopé à l’IA. Présenté comme un "ami virtuel" capable de converser avec le porteur, il capte les déplacements mais aussi les discussions et les bruits aux alentours du propriétaire du collier. Un chercheur explique dans le journal l'Humanité qu’il s’agit d’un nouvel outil de surveillance de masse de la population.

Pour La Croix, ce collier inventé par un ancien étudiant d’Harvard pourrait créer une "dépendance émotionnelle". Pour rappel, son but étant de converser avec le porteur et d’être son ami. C’est ce que confie le délégué général de l’association Génération numérique, au journal : "La relation est unilatérale, le collier ne raconte rien car il n’a pas de vie extérieure. Il n’est pas non plus un thérapeute qui challenge son patient, car il dit [...] ce qu’on veut qu’il dise."

Jeff Bezos licencie des centaines de journalistes du Washington Post

Le journal The New Yorker propose une analyse sur comment le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, a fait "tomber le journal". Le milliardaire a racheté le Washington Post pour le sauver, en 2013. "Au lieu de cela, avec des licenciements massifs, il l'a plongé dans un profond déclin", écrit le journal.

The Atlantic lui, titre "l’assassinat du Washington Post". Le magazine explique que Jeff Bezos veut "anéantir" le journal. Depuis sa reprise : des coupes budgétaires, réductions d’effectifs il y a quelques années déjà, l’arrêt d’un podcast… et puis ces nouveaux licenciements massifs. Trois cents journalistes ont été licenciés. C'est un tiers des effectifs. Selon le journal économique, International Business Times, c’est une façon pour Jeff Bezos de se rapprocher du président américain Donald Trump.

Le "ministère du Sexe" en Arménie

En Arménie, le fils d’un opposant politique veut mettre en place un "ministère du Sexe" et rendre les femmes sexuellement "satisfaites", a repéré Le Telegraph. C'est une solution pour lutter contre la baisse démographique dans le pays, selon Sargis Karapetyan. Dans un podcast, il explique qu'"on ne peut résoudre les problèmes démographiques sans parler de sexualité". Mais il n’a pas donné plus de détails sur ce "ministère du Sexe" et la façon dont il comptait rendre les femmes "satisfaites".

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