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Publié le : 24/02/2026 - 06:16Modifié le : 24/02/2026 - 07:54
A la Une de la presse, ce mardi 24 février, le nouveau refus de l’ambassadeur américain à Paris de se présenter à la convocation, hier, du ministère des Affaires étrangères. Les remous provoqués en Belgique et au Moyen-Orient par deux autres ambassadeurs américains. La perplexité face à la stratégie de Washington vis-à-vis de l’Iran. L’interpellation de l’ancien ministre Peter Mandelson au Royaume-Uni dans l’affaire Epstein, objet de nouvelles révélations en France. Et nos ancêtres les cyclopes.
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Dans la presse, le nouveau refus de l’ambassadeur américain à Paris de se présenter à une convocation, hier, du ministère des Affaires étrangères.
"Le torchon brûle entre le Quai d’Orsay et l’ambassadeur des Etats-Unis", écrit Les Echos. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, demande à ce que Charles Kushner "ne puisse plus accéder directement aux membres du gouvernement français". L’ambassadeur à Paris, qui a justifié une nouvelle fois son absence par des "engagements personnels", devait s’expliquer sur ses commentaires à propos de la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque - qu’il a attribuée à "l’extrémisme violent de gauche". Des propos considérés comme une nouvelle manifestation d’ingérence après ses critiques, en août dernier, sur "l'absence d'action suffisante" d'Emmanuel Macron contre l'antisémitisme".
"Repris de justice"
Dans un portrait publié avant sa convocation, L’Express décrit Charles Kushner, père du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, comme "un sportif obsessionnel" détestant les réunions, ne comprenant, ni ne parlant français. Un "repris de justice" gracié par Trump en 2020, qui s’est enorgueilli de "tout ignorer de la diplomatie" lors de son audition devant le Sénat américain, avant de "mettre en scène son projet politique univoque" en arrivant à Paris.
D’après L’Express, "son emploi du temps révèle que Charles Kushner ne veut échanger qu’avec ceux qui, comme lui, considèrent que "la solution à deux Etats est une illusion", comme il l’a rappelé lors de son unique intervention dans un média français à ce jour".
La diplomatie américaine fait aussi beaucoup de vagues en Belgique. Convoqué lui aussi, la semaine dernière, pour avoir tenté d’interférer dans une enquête sur trois religieux juifs ayant pratiqué des circoncisions illégales présumées, l’ambassadeur Bill White est accusé par le Premier ministre Bart De Wever de vouloir "semer le désordre".
Le Soir se demande si "d’autres étapes seront encore franchies" dans cette crise diplomatique, si l’ambassadeur pourrait être renvoyé à Washington. Le journal belge en doute, car les déclarations de Bill White "sont, comme celles d’autres ambassadeurs américains en poste dans l’UE, parfaitement alignées avec la stratégie de la Maison Blanche", et que "rompre avec lui, serait tourner pour de bon le dos aux Etats-Unis de Donald Trump". Un scénario jugé "peu probable" dans un pays ayant sur son sol le siège de l’Otan.
Moins "alignées" seraient les déclarations d’un autre ambassadeur américain, Mike Huckabee, le représentant des Etats-Unis en Israël. D’après Politico, "de hauts responsables de l'Administration Trump auraient été contraints de contacter des responsables arabes pour leur expliquer que sa déclaration selon laquelle Israël aurait le droit de contrôler une grande partie du Moyen-Orient", relève d’une "opinion personnelle" et "ne signifie pas un changement" de la politique américaine dans la région.
Escalade au Moyen-Orient ?
Mais la stratégie des Etats-Unis au Moyen-Orient est de plus en plus difficile à décrypter. Le quotidien libanais L’Orient Le Jour ne sait pas si l’évacuation "soudaine", hier, de l’ambassade américaine de Beyrouth, est "uniquement liée à une éventuelle escalade américaine contre l’Iran", ou si elle s’inscrit également "dans la perspective d’une escalade israélienne contre le Hezbollah".
L’Administration Trump elle-même semble travaillée par des mouvements contraires. Alors que Donald Trump dit avoir le doigt sur la gâchette, The Wall Street Journal fait état de l’alerte du général Dan Caine, le chef d’état-major américain et d’autres responsables du Pentagone, sur les risques d’une opération majeure contre l’Iran - du fait, notamment du manque de munitions, de soutien allié, et de la possibilité de victimes américaines et alliées.
Côté iranien, le régime affiche son assurance, et assure, à la Une du Tehran Times, être prêt à "tous les scénarios". Selon Iranwire, il en irait tout autrement de la population. Le site d’opposition raconte que de nombreux parents refusent d’envoyer leurs enfants à l’école, par peur de nouvelles violences du régime, après la répression sanglante des manifestations de janvier. "Nos salles de classes sont vides parce que nos cimetières sont pleins" : dans The Guardian, trois étudiants témoignent de leur décision de boycotter les cours, par refus d’un soi-disant "retour à la normale".
Liens entre Epstein et Ariane de Rothschild
La presse britannique, dont The Daily Mirror, revient évidemment sur l’interpellation, hier, de l’ancien ministre Peter Mandelson dans l’affaire Epstein. Comme l’ex-prince Andrew, cette figure du parti travailliste est accusée de "manquements dans l’exercice de ses fonctions", pour des soupçons de transfert d’informations sensibles au pédocriminel. Il a été relâché après quelques heures de garde à vue.
En France, Le Monde poursuit ses révélations sur les liens entre la famille Lang et le pédocriminel décédé. Une enquête où il est notamment question des liens passés de Jack Lang avec feu Robert Maxwell, le père de Ghislaine Maxwell, la complice d’Epstein actuellement en prison aux Etats-Unis pour "exploitation sexuelle". Enquête également de Mediapart sur les liens d’Epstein avec la banquière Ariane de Rothschild. Après avoir nié dans un premier temps tout contact avec le financier criminel, puis présenté ces relations comme strictement professionnelles, la présidente du groupe suisse Edmond de Rothschild a dû reconnaître que des "relations plus personnelles" s’étaient établies au fil du temps.
On termine cette revue de presse avec une découverte scientifique étonnante concernant nos yeux. The New York Times, qui raconte que les scientifiques s'interrogent depuis longtemps sur l'évolution de l'œil chez les vertébrés, rapporte que. deux nouvelles études suggèrent une origine surprenante: nos ancêtres invertébrés, il y a 560 millions d'années, étaient… des cyclopes, dotés d'un œil unique au sommet de la tête, qui se serait ensuite divisé en deux. En ce temps-là, on ne disait pas encore qu’il faut "ouvrir l’œil, et le bon".
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