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Publié le : 25/02/2026 - 06:25
À la Une de la presse, ce mercredi 25 février, le début de la visite de Friedrich Merz en Chine. La rencontre, mardi, à l'Élysée, entre Emmanuel Macron et le nouveau président malgache, passé auparavant par Moscou. Le procès, au Brésil, des commanditaires présumés de l’assassinat de la militante Marielle Franco. Et une bataille de boules de neige qui tourne à l’avalanche politique à New York.
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À la Une de la presse : le chancelier allemand Friedrich Merz commence sa visite en Chine, pour signer plusieurs accords commerciaux.
Pour sa première visite à Pékin en tant que chancelier, il sera reçu par Xi Jinping – "un hôte calculateur", d’après le Tagesspiegel, qui prévient que le président de la Chine, premier partenaire commercial de l’Allemagne, "ne laisse rien au hasard quand il accueille un dirigeant occidental". Le journal invite Friedrich Merz à parler le "langage de la politique de puissance", à ne pas "se montrer servile" face à un pays présenté comme "un rivale et une menace", qui demeure "inflexible" quant à son soutien à Vladimir Poutine, "quatre ans après l'invasion de l'Ukraine"."La méfiance mutuelle est grande, mais l'interdépendance l'est tout autant" : le Frankfurter Allgemeine Zeitung se demande si le chancelier "soutiendra la demande du président français Emmanuel Macron d'élever les barrières commerciales avec Pékin", et s’il ne le fait pas, s’il veillera à "ne pas creuser davantage le fossé avec Paris". Dans l’immédiat, L’Opinion observe que les dirigeants de l’UE "se succèdent à Pékin sans offrir de réponse commune et concertée à la déferlante des exportations chinoises", que l’Europe peine toujours "à arrêter une stratégie claire pour défendre ses intérêts".
Global Times espère que la visite de Friedrich Merz "fera la démonstration du rôle stabilisateur" des relations entre l’UE et la Chine, "qui défend avec ferveur le libre-échange et le multilatéralisme", par opposition à "l'unilatéralisme et (au) protectionnisme pratiqués par les États-Unis". Alors que Friedrich Merz est attendu la semaine prochaine à Washington, The New York Times le voit "marcher sur un fil" entre Xi Jinping et Donald Trump.
Emmanuel Macron a reçu le nouveau président malgache
En France, Emmanuel Macron a reçu mardi le nouveau président malgache, Michaël Randrianirina. Le Monde indique que le nouvel homme fort de Madagascar est d’abord passé par Moscou avant de venir à Paris – un exercice d’"équilibrisme", une "diplomatie tous azimuts assumée", d’après le journal, qui rappelle que Paris fait toujours face "aux critiques suscitées par l’exfiltration de l’ex-président Rajoelina, en octobre dernier", perçue "comme une ingérence néocoloniale", "notamment par la 'gen Z' dont les manifestations ont conduit au changement de pouvoir".
"Le malheur des uns faisant le bonheur des autres et l’ennemi de l’ami étant un ami, Antananarivo, entrée dans une nouvelle ère politique dont le rythme a été dicté par la Gen Z et soucieuse de diversifier ses partenaires, n’a trouvé aucun mal à prendre son déjeuner à Moscou et son dessert à Paris, sa table historique", ironise Wakat Sera, le site d’info burkinabé.
Une province de l'Éthiopie menacée d'une nouvelle guerre
À lire également dans Le Monde, ces inquiétudes au sujet du Tigré, cette province du nord de l'Éthiopie, menacée d’une nouvelle guerre. L’envoyée spéciale du journal rapporte que le gouvernement éthiopien a massé des troupes à la frontière de cette région, qui connaît actuellement "un regain de tension inédit depuis la fin de la guerre, en 2022", un conflit qui avait fait près de 600 000 morts en deux ans. Dans les camps de déplacés de la région, où vivent encore plus de 750 000 personnes, selon l’ONU, le retour de la guerre est "inconcevable, tant les conditions de vie sont déjà difficiles". Le coordinateur de l’un d’entre eux, le camp de Tshehaye, à Shiré, dit ne parvenir à fournir de l’aide qu’à "4 000 personnes, sur 30 000 occupants". Au cours de la seule semaine du 2 février, quatre femmes y sont mortes de faim.
Le procès de la militante Marielle Franco a débuté au Brésil
Direction à présent le Brésil, où a débuté mardi le procès des commanditaires présumés de l’assassinat de la militante Marielle Franco, tuée par balles à Rio de Janeiro en 2018. Sur le banc des accusés de ce procès très symbolique, qui se tient devant la Cour suprême du Brésil, deux anciens députés, les frères Brazao, et des policiers soupçonnés d'être liés au crime organisé. O Globo indique qu’ils sont soupçonnés d’avoir commandité l'assassinat de cette figure de la gauche brésilienne, militante infatigable de la cause noire et LGBT+, et de son chauffeur pour protéger leurs affaires. "La mort de (Marielle Franco) avait un double objectif : éliminer l’opposition politique qu’elle incarnait et dissuader les autres membres de l’opposition de suivre son exemple", a déclaré le juge Alexandre de Moraes – le même juge qui avait assigné l’ex-président Bolsonaro à résidence.
"Notre douleur est celle de tout le Brésil" : dans une tribune publiée par la Folha de Sao Paulo, les proches de Marielle Franco expriment leur espoir que justice lui sera enfin rendue, huit ans après sa mort. Selon eux, ce procès n'a pu se tenir que "grâce à une immense mobilisation nationale et internationale", et "c'est cette force qui a permis de maintenir son souvenir pendant près d'une décennie". "Le procès qui se tient aujourd’hui est l’héritage de cette lutte, qui se poursuit."
Une bataille de neige qui tourne à l'avalanche politique à New York
Un mot, pour terminer sur une bataille de boules de neige qui tourne à l’avalanche politique, à New York. The Washington Post raconte comment ce qui avait commencé, lundi, comme une joyeuse bataille de boules de neige "s'est transformé en tempête politique après que des habitants ont commencé à bombarder des policiers de neige et de glace".
Selon le département de police de New York, quatre agents ont dû être transportés à l'hôpital pour des blessures au visage. D’après The Washington Post, des responsables de la police, avec laquelle Zohran Mamdani, le maire démocrate de New York, entretient des "relations tendues", l’ont appelé à condamner l'incident, tandis que ses adversaires politiques l’ont accusé d'avoir instauré à New York "un climat propice au manque de respect envers les forces de l'ordre". S’agit-il là du début de la revanche, voire de la vengeance fomentée par les adversaires battus par Mamdami ? The New York Times, en tout cas, raconte que "nombre de personnalités influentes et fortunées de New York, tout comme l’establishment démocrate, se retrouvent, du fait de sa victoire, dans un lieu inhabituel pour eux : le désert", et qu’ils ont déjà "commencé à élaborer une longue, quoique incertaine, remontée pour reconquérir le pouvoir". La vengeance, dit-on, est un plat qui se mange froid – surtout en ce moment à New York.
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