Publié le : 14/02/2026 - 07:16Modifié le : 15/02/2026 - 11:00
La Russie a enregistré environ 65 000 "pertes" parmi ses soldats en deux mois en Ukraine, a déclaré Mark Rutte, secrétaire général de l'Otan, au deuxième jour de la conférence de Munich sur la sécurité. Il a par ailleurs estimé que l'Alliance était suffisamment forte pour dissuader toute attaque russe à ce stade. Retrouvez le fil du samedi 14 février 2026.
C'est la fin de ce direct
Merci de nous avoir suivis. Retrouvez demain sur notre site la couverture du troisième et dernier jour de la Conférence de Munich sur la sécurité.
Trump "désire" toujours s'emparer du Groenland, selon la Première ministre danoise
Le président américain Donald Trump "désire" toujours s'emparer du Groenland, territoire autonome danois, a estimé samedi la Première ministre danoise Mette Frederiksen à la Conférence de Munich sur la sécurité.
"Malheureusement, je crois que (son) désir reste le même", a-t-elle affirmé en réponse à la question de savoir si Donald Trump voulait toujours prendre possession du Groenland. "Tout le monde nous demande si nous pensons que c'est fini ? Non, nous ne pensons pas que c'est fini", a-t-elle insisté.
Zelensky dit avoir parlé à Witkoff et Kushner, avant les pourparlers de Genève
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé avoir parlé au téléphone avec l'émissaire américain Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, avant le prochain cycle de négociations entre Moscou, Kiev et Washington, la semaine prochaine à Genève.
"J'ai eu une conversation avec les émissaires du président Trump, @SteveWitkoff et @JaredKushner, en amont des réunions trilatérales à Genève. Nous comptons sur des réunions véritablement productives", a indiqué Zelensky sur les réseaux sociaux.
Ce qu'il faut retenir de l'allocution de Marco Rubio à la Conférence de Munich sur la sécurité
David Delos, chroniqueur international à France 24, fait le point sur l'allocution très attendue du chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, devant la Conférence de Munich sur la sécurité.
Volodymyr Zelensky affirme que le changement de négociateur russe vise à reporter toute décision
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est dit surpris que la Russie ait décidé de changer la direction de son équipe de négociation pour les pourparlers de paix prévus à Genève la semaine prochaine, un geste destiné, selon lui, à reporter toute décision.
S'exprimant devant des journalistes en marge de la Conférence de sécurité de Munich, il a ajouté que des troupes étrangères seraient nécessaires en Ukraine après la conclusion d'un accord de paix afin de dissuader toute future agression de la part de la Russie.
Il a précisé que les États-Unis avaient proposé une garantie de sécurité valable 15 ans après la guerre, mais que l'Ukraine souhaitait un accord d'une durée de 20 ans ou plus.
Le ministre allemand de la Défense appelle à un partenariat "prévisible et fiable" avec les États-Unis
Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a appelé à un partenariat "prévisible et fiable" entre les États-Unis et leurs partenaires européens, soulignant que ces derniers devaient renforcer leur capacité de défense.
Réagissant aux propos du secrétaire d’État américain Marco Rubio, Boris Pistorius a reconnu que les institutions avaient besoin de réformes, mais a précisé que la solution ne pouvait pas être qu'un État tente de se débrouiller seul.
À voir sur France 24
Mark Rutte affirme que la Russie subit des "pertes folles" en Ukraine
La Russie subit des "pertes folles" en Ukraine, avec environ 65 000 pertes parmi ses soldats ces deux derniers mois, a déclaré le secrétaire général de Otan, Mark Rutte, lors de la Conférence de sécurité de Munich.
Il a par ailleurs estimé que l’Alliance atlantique était suffisamment forte pour dissuader toute attaque russe à ce stade. "Nous gagnerions chaque affrontement avec la Russie si elle nous attaquait aujourd’hui, et nous devons nous assurer que ce soit encore le cas dans deux, quatre ou six ans", a-t-il ajouté.
200 000 personnes manifestent à Munich contre la présence des autorités iraniennes (police)
Environ 200 000 personnes étaient rassemblées samedi après-midi à Munich contre les autorités iraniennes, a réévalué pour l'AFP la police de la capitale bavaroise, où se tient la conférence de sécurité.
La police avait peu avant donné une première évaluation à environ 80 000 manifestants venus réclamer la chute de la République islamique, après la répression sanglante qui a étouffé une vaste vague de contestation depuis fin décembre.
Personne en Europe ne parle de remplacer le parapluie nucléaire américain (secrétaire général de l'Otan)
Le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a déclaré que personne en Europe ne cherchait à remplacer le parapluie nucléaire américain, après que l'Allemagne a annoncé qu'elle discutait avec la France de sa dissuasion nucléaire.
"Je pense que toutes les discussions en Europe visant à renforcer collectivement la dissuasion nucléaire sont une bonne chose, mais personne en Europe ne préconise de le faire pour remplacer le parapluie nucléaire américain", a-t-il affirmé aux journalistes en marge de la Conférence sur la sécurité de Munich.
Le fils de l’ancien Shah d’Iran présent en marge de la Conférence sur la sécurité
Intervenant aussi à la tribune de la Conférence sur la sécurité de Munich, le fils exilé du chah déchu, Reza Pahlavi, a estimé qu'il était "temps d'en finir avec la République islamique", en appelant Donald Trump à "aider" le peuple iranien.
"Le peuple iranien vous a entendu dire que l'aide est en route, et il a foi en vous. Aidez-le", a-t-il lancé à l'adresse du président américain.
L'ancien prince héritier et désormais figure clé de l'opposition, Reza Pahlavi, participe à une discussion lors de Conférence sur la sécurité de Munich, le 13 février 2026. Crédit : AFP
Volodymyr Zelensky souligne l’importance d’une date d’adhésion à l’UE face à Vladimir Poutine
Volodymyr Zelensky a déclaré qu'il est très important pour l'Ukraine d'avoir une date pour son adhésion à l'UE, sinon Vladimir Poutine fera tout ce qu'il peut après la guerre pour la bloquer.
"Les États-Unis demandent souvent quelles concessions l'Ukraine peut faire, mais ne posent pas cette question à la Russie"
Le président ukrainien dit espérer que les réunions trilatérales de la semaine prochaine entre UKrainiens, Russes et Américains seront substantielles.
"Les États-Unis demandent souvent quelles concessions l'Ukraine peut faire, mais ne posent pas cette question à la Russie", a-t-il également affirmé.
Zelensky affirme que la Russie perd 156 militaires par kilomètre carré conquis
"Les armes évoluent plus vite que les décisions politiques", dénonce Zelensky
Le président ukrainien évoque des livraisons "au dernier moment" pour la défense aérienne ukrainienne, et regrette que "les armes évoluent plus vite que les décisions politiques".
"Parfois, nous parvenons à livrer de nouveaux missiles pour nos Patriots ou NASAMS juste avant une attaque, et parfois au tout dernier moment", a-t-il précisé, appelant à une livraison plus rapide des armes destinées aux systèmes de défense aérienne ukrainiens fournis par l'Occident.
"Pas une centrale électrique" ukrainienne épargnée par les frappes russes, dit Zelensky
Depuis Munich, le président ukrainien Volodymyr Zelensky affirme que plus de 6 000 drones russes ont attaqué l'Ukraine en janvier et qu'aucune centrale électrique ukrainienne n'a été épargnée par ces attaques.
"La plupart des frappes visent nos centrales électriques et autres infrastructures majeures, et il ne reste plus une seule centrale en Ukraine qui n'ait été endommagée par les attaques russes", a-il dit précisément, alors que ces frappes ont causé ces dernières semaines de graves coupures de chauffage, en plein hiver glacial.
Discours du président ukrainien Volodymyr Zelensky lors de la Conférence sur la sécurité de Munich à Munic, le 14 février 2026. Crédit : Reuters
L'Europe ne doit pas être "spectatrice" des négociation sur l'Ukraine, dit la Chine
Depuis Munich, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré que l'Europe ne devait pas être "spectatrice" de discussions pour une résolution du conflit en Ukraine, et ce, alors qu'un nouveau cycle de négociations est prévu la semaine prochaine.
L'an dernier, "lorsque les États-Unis et la Russie ont repris le dialogue, l'Europe semble avoir été tenue à l'écart", a-t-il déploré. "La guerre se déroule sur le sol européen, et l'Europe a assurément le droit de participer au processus de négociation le moment venu. L'Europe ne doit pas figurer au menu, mais être assise à la table", a-t-il dit.
Le Royaume-Uni déploiera "cette année" son groupe aéronaval dans l'Atlantique Nord
Nous devons renforcer notre "puissance militaire", a ajouté Keir Starmer. "Je peux annoncer aujourd'hui que le Royaume-Uni déploiera cette année son groupe aéronaval dans l'Atlantique Nord et le Grand Nord, centré sur le porte-avions HMS Prince of Wales, opérant aux côtés des États-Unis, du Canada et d'autres alliés de l'Otan (...)", a déclaré le dirigeant travailliste lors de la Conférence sur la sécurité de Munich.
Il a qualifié cette annonce de "démonstration forte de notre engagement pour la sécurité euro-atlantique".
"Le Royaume-Uni viendra à votre aide aujourd'hui si vous l'appelez à l'aide", dit Starmer aux Européens
Le Premier ministre britannique a rappeler à Munich, le soutien de son pays à ses alliés européens de l'Otan : "Notre engagement envers l'article 5 [de l'Otan] est plus fort que jamais, ne doutez pas que le Royaume-Uni viendra à votre aide aujourd'hui si vous l'appelez à l'aide".
Le Premier ministre britannique lors de la Conférence sur la sécurité de Munich, le 14 février 2026. Crédit : Reuters
Avec AFP et Reuters
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