Lancée pour réclamer la suppression de CNews de l'audiovisuel français, une pétition a dépassé dimanche le million de signatures. Mardi, les députés doivent se prononcer sur la suite à donner à cette initiative : classement sans suite ou examen de la demande.

Publié le : 08/11/2026 - 22:12Modifié le : 08/11/2026 - 22:24

Un nouveau cap symbolique franchi. Une pétition appelant à "supprimer CNews de l'audiovisuel français" a atteint un million de signatures dimanche 8 novembre, à deux jours d'un vote de députés sur le classement sans suite ou l'examen de cette demande.

La pétition sur le site de l'Assemblée nationale, qui compare CNews à "une machine de propagande" ou à la chaîne américaine Fox News, a été lancée en juin par un particulier et a décollé après l'attentat raciste de Trappes le 23 octobre, atteignant 500 000 signatures lundi dernier.

Le passage de ce seuil a déclenché une réunion mardi dernier du bureau de la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale, compétente sur le sujet.

À lire aussiAttentat de Trappes : "Il y a une continuité entre les discours de haine et les actes"

Quatrième pétition à dépasser la barre des 500 000 signatures

Cette dernière se réunira de nouveau, mardi prochain à 13 h, pour voter soit sur le classement sans suite de la pétition, soit sur l'organisation d'un débat dans l'hémicycle, conformément au règlement de l'Assemblée.

Des trois pétitions ayant précédemment franchi le seuil requis des 500 000 signatures, seule celle contre la loi Duplomb a débouché sur un débat dans l'hémicycle. À sa clôture, elle avait recueilli plus de deux millions de signatures.

Les deux autres ont été classées : la commission des Lois a écarté en avril une pétition contre la proposition de loi Yadan sur l'antisémitisme, jugeant notamment qu'un débat ferait doublon avec l'examen du texte au Parlement.

Avec ce même argument, les députés ont classé en juillet une autre pétition ayant dépassé les 700 000 signatures, contre une proposition de loi instaurant une présomption d'usage légitime des armes à feu par les forces de l'ordre.

"Les dérives" de la chaîne dénoncées par un syndicat

Le syndicat +Libres de Canal, groupe auquel appartient CNews, a déploré "les dérives" de la chaîne, vendredi dans un communiqué.

Conformément à la mission syndicale de défense des salariés, "nous accompagnons et soutenons au quotidien les équipes de CNews", a souligné le syndicat.

Pour afficher ce contenu X (Twitter), il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.

"La ligne éditoriale actuelle de CNews ne correspond ni aux valeurs que nous défendons, ni à celles que le groupe Canal+ devrait selon nous incarner", a-t-il ajouté, en appelant la direction du groupe à "prendre ses responsabilités".

À lire aussiQui est Xenia Fedorova, accusée d'être la voix du Kremlin dans les médias Bolloré ?

La chaîne dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré est régulièrement accusée de promouvoir les opinions et les thèmes d'extrême droite, ce qu'elle conteste en assurant défendre la liberté d'expression.

Elle a été sanctionnée à plusieurs reprises par l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel.

Avec AFP

Mots-clés associés à l’article

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.