L'Autorité palestinienne, l'Égypte, le Qatar ainsi que l'Union européenne ont dénoncé dimanche et lundi l'adoption par le gouvernement israélien de nouvelles mesures foncières renforçant son contrôle sur la Cisjordanie occupée. Cette dernière décision en date fait craindre une annexion du territoire palestinien par l'État hébreu.

Publié le : 16/02/2026 - 09:41Modifié le : 16/02/2026 - 15:37

Les condamnations se multiplient dans le monde arabe et au-delà. L'Autorité palestinienne, l'Égypte et le Qatar, mais également la Jordanie et l'Union européenne ont dénoncé, dimanche 15 et lundi 16 février, l'adoption par Israël de nouvelles mesures visant à renforcer son contrôle du territoire palestinien occupé.

L'État hébreu a approuvé ⁠dimanche de nouvelles ​mesures visant à faciliter l'achat de terres par ​les colons israéliens. Les ministres ont voté en faveur du lancement d'un processus d'enregistrement ‌foncier, une première en Cisjordanie occupée depuis 1967, selon la radio militaire israélienne.

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Le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne a dit sur X "condamner avec force [cette décision] et rejeter toute tentative de désigner des terres de Cisjordanie comme 'territoire public' sous contrôle de la force d'occupation". Il a jugé les nouvelles mesures "légalement invalides" et revenant au "début de facto d'un processus d'annexion".

L'Union européenne a exhorté lundi Israël à renoncer à ses nouvelles mesures foncières en Cisjordanie, critiquant une "nouvelle escalade" dans la région.

La décision israélienne "constitue une nouvelle escalade. (…) Nous rappelons que l'annexion (de la Cisjordanie) est illégale au regard du droit international. Nous appelons Israël à revenir sur cette décision", a réagi un porte-parole de la Commission européenne, Anouar El Anouni.

Un projet qui vise à "priver le peuple palestinien de ses droits"

Pour le roi de Jordanie, les mesures israéliennes en Cisjordanie "menacent d'aggraver le conflit".

L'Égypte "condamne dans les termes les plus forts" ces annonces qui représentent selon elle "une escalade dangereuse visant à consolider le contrôle israélien" sur la Cisjordanie et une violation des accords internationaux, a indiqué sur X le gouvernement égyptien.

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Sur le même réseau social, la diplomatie du Qatar a dénoncé des mesures qui reviennent à "une extension des projets [d'Israël] de priver le peuple palestinien de ses droits".

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Il y a une semaine, Israël s'était déjà attiré de nombreuses condamnations en approuvant une série de mesures facilitant l'achat de terres pour les colons israéliens, avec notamment l'abrogation d'une loi datant de plusieurs décennies qui interdisait aux juifs d'acheter directement des terres en Cisjordanie occupée.

Elles permettent aussi aux autorités israéliennes d'administrer certains sites religieux, même lorsqu'ils sont situés dans des zones placées sous le contrôle de l'Autorité palestinienne.

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La colonisation israélienne se poursuit en Cisjordanie occupée depuis 1967

Le ministre israélien des Affaires étrangères a défendu sur X la légalité des mesures approuvées dimanche, qui visent selon lui à "mettre de l'ordre dans les procédures d'enregistrement foncier" et "résoudre les litiges juridiques".

Il les a justifiées en accusant l'Autorité palestinienne de mener elle-même "des procédures d'enregistrement foncier illégales" dans des zones censées se trouver sous contrôle israélien en vertu des accords d'Oslo des années 1990.

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La colonisation s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens de gauche comme de droite depuis 1967, et s'est nettement intensifiée sous l'exécutif actuel, en particulier depuis le début de la guerre à Gaza déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël.

Hormis Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, plus de 500 000 Israéliens vivent aujourd'hui en Cisjordanie occupée dans des colonies que l'ONU juge illégales au regard du droit international, au milieu de quelque trois millions de Palestiniens.

Avec AFP

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