Publié le : 11/02/2026 - 07:00Modifié le : 12/02/2026 - 04:28

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu "a insisté sur les besoins sécuritaires de l'État d'Israël dans le cadre des négociations" entre les États-Unis et l'Iran, pendant sa rencontre mercredi avec le président américain, Donald Trump. De son côté, Téhéran a célébré l'anniversaire de la Révolution islamique de 1979. Voici le fil du 11 février 2026.

À bientôt !

C'est la fin de ce direct, merci de l'avoir suivi. Notre couverture de la situation en Iran continue sur France 24 et France24.com.

Netanyahu a "insisté sur les besoins sécuritaires" d'Israël auprès de Trump (communiqué)

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, "a insisté sur les besoins sécuritaires de l'État d'Israël dans le cadre des négociations" entre les États-Unis et l'Iran, pendant sa rencontre avec le président américain, Donald Trump.

"Les deux dirigeants ont convenu de poursuivre la coordination et le contact étroit entre eux", a fait savoir le bureau du dirigeant israélien dans un communiqué.

Donald Trump dit avoir "insisté" auprès de Netanyahu pour continuer les discussions avec l'Iran

Donald Trump a dit avoir "insisté" auprès du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qu'il a reçu à la Maison Blanche, sur sa volonté de poursuivre les discussions pour trouver un accord avec l'Iran.

"Aucune décision définitive n'a été prise si ce n'est que j'ai insisté sur le fait que les négociations avec l'Iran continueraient pour voir si oui ou non un accord pouvait être conclu. Si c'est possible, j'ai indiqué au Premier ministre que cela aurait ma préférence", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, après une entrevue qui a duré plus de deux heures.

Après sa rencontre avec Trump, Netanyahu a quitté la Maison Blanche

Netanyahu arrivé à la Maison Blanche pour sa rencontre avec Trump

Benjamin Netanyahu est arrivé à la Maison Blanche peu avant 11 h locales (16 h GMT) pour sa rencontre avec Donald Trump, annoncée comme fermée à la presse, a constaté un photographe de l'AFP.

La France va augmenter le nombre de visas accordés aux Iraniens, annonce Jean--Noël Barrot

La France va augmenter le nombre de visas accordés aux Iraniens demandant l'asile en raison de la récente répression menée par les autorités iraniennes, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.

S'exprimant devant le Parlement, il a déclaré que Paris souhaitait soutenir le peuple iranien par tous les moyens possibles. "En particulier en accueillant les opposants persécutés par le régime qui demandent l'asile et refuge en France. Nous allons augmenter le nombre de visas humanitaires accordés à des fins d'asile à ces personnes que nous devons protéger", a-t-il déclaré.

Les capacités balistiques de l'Iran constituent sa "ligne rouge", selon le conseiller du guide suprême

Le conseiller du guide suprême iranien, Ali Shamkhani, a déclaré que les capacités balistiques de l'Iran constituent sa "ligne rouge" et "ne sont pas négociables", selon l'agence Nournews.

Reçu par Trump à Washington, Netanyahu fait monter la pression sur l'Iran

Donald Trump va recevoir Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche.

Selon le Premier ministre israélien, toute négociation irano-américaine doit inclure "la limitation des missiles balistiques et le gel du soutien" de Téhéran aux groupes armés régionaux hostiles à Israël, une exigence répétée aussi par les États-Unis.

Précisions et analyse de Gauthier Rybinski, chroniqueur international à France 24.

Gabriel Attal appelle la France à "prendre la tête d'une coalition d'États" pour faire tomber le régime des mollahs

L'ancien Premier ministre Gabriel Attal a appelé mercredi la France à "prendre la tête d'une coalition d'États prêts à s'investir à fond pour faire tomber le régime des mollahs" en Iran, où une vague de manifestations massives a été réprimée dans le sang.

Ces nations s'attacheraient à "renforcer partout où c'est possible et rendre vraiment effectives les sanctions" contre Téhéran, a dit le patron du parti Renaissance sur France Inter.

Ces pays s'engageraient aussi "à publier des listes extrêmement précises de tous les exécutants du régime" pour qu'ils puissent être un jour poursuivis, a-t-il ajouté.

Nucléaire iranien : Téhéran ne "cédera pas aux demandes excessives", déclare le président Massoud Pezeshkian

Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé mercredi que son pays ne "cédera pas aux demandes excessives", au moment où l'Iran et les Etats-Unis doivent reprendre leurs pourparlers sur le nucléaire iranien.

"Notre pays l'Iran ne cédera pas à leurs demandes excessives. Notre Iran ne cédera pas devant une agression, mais nous continuons le dialogue de toutes nos forces avec les pays voisins afin d'instaurer la paix et la tranquillité dans la région", a déclaré Massoud Pezeshkian lors d'un discours à Téhéran sur la place Azadi ("liberté") à l'occasion du 47e anniversaire de la Révolution islamique.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré mercredi que l'Iran était prêt à "toute vérification" du caractère pacifique de son programme nucléaire, et réitéré que son pays ne "cherchait pas" l'arme atomique.

"Nous ne cherchons pas à nous doter de l'arme nucléaire. Nous l'avons déclaré à maintes reprises et sommes prêts à toute vérification", a déclaré Massoud Pezeshkian à l'occasion du 47e anniversaire de la Révolution islamique célébré cette année sur fond de tensions avec les Etats-Unis.

Le président iranien présente ses excuses tout en dénonçant la "propagande occidentale"

Le président iranien Massoud Pezeshkian a présenté ses excuses à "toutes les personnes touchées" par les manifestations nationales et la répression sanglante qui a suivi. Il a également dénoncé une "propagande occidentale" non précisée entourant les manifestations.

Massoud Pezeshkian a déclaré qu'il comprenait la "grande douleur" ressentie par les personnes touchées par les manifestations et la répression, sans reconnaître directement le rôle joué par les forces de sécurité iraniennes dans les effusions de sang.

"Nous avons honte devant le peuple et nous avons le devoir d'aider toutes les personnes qui ont été blessées lors de ces incidents", a déclaré Massoud Pezeshkian. "Nous ne cherchons pas à entrer en confrontation avec le peuple."

Les commentaires du président ont été formulés lors d'un discours prononcé à l'occasion d'une commémoration marquant la révolution islamique iranienne de 1979.

L'émir du Qatar et Donald Trump discutent par téléphone de la désescalade régionale

L'émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, et le président américain Donald Trump ont discuté lors d'un entretien téléphonique des efforts visant à désamorcer les tensions et à stabiliser la région, a déclaré le palais princier.

Cet appel précède une rencontre entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu au cours de laquelle le Premier ministre israélien devrait faire pression sur lui pour qu'il élargisse les négociations américaines avec l'Iran afin d'y inclure des restrictions sur l'arsenal balistique de Téhéran et d'autres menaces pour la sécurité d'Israël, au-delà de son programme nucléaire.

En images : l'Iran célèbre le 47e anniversaire de la révolution islamique

Des Iraniens assistent au 47e anniversaire de la révolution islamique à Téhéran, en Iran, le 11 février 2026. Crédit : Majid Asgaripour, Wana via Reuters

Un parachutiste descend avec un drapeau iranien près de la tour Azadi lors du 47e anniversaire de la révolution islamique à Téhéran, en Iran, le 11 février 2026. Crédit : Majid Asgaripour, Wana via Reuters

Trump reçoit Netanyahu, qui demande une pression américaine maximale sur l'Iran

Donald Trump reçoit mercredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui veut le convaincre d'exercer une pression maximale sur l'Iran.

Avant cette rencontre, la septième du genre depuis son retour au pouvoir il y a un an, le président américain a multiplié des signaux mouvants, entre espoirs d'accord et menaces militaires contre Téhéran.

"Il faut inclure dans toute négociation (entre l'Iran et les États-Unis) la limitation des missiles balistiques et le gel du soutien à l'axe iranien", c'est-à-dire aux groupes armés liés à Téhéran dans la région, a souligné Benjamin Netanyahu, qui présente la République islamique comme une menace existentielle pour son pays.

La question des missiles est une ligne rouge pour Israël, distant d'environ 2 000 kilomètres de l'Iran.

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la situation en Iran.

Avec AFP, Reuters et AP

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