Un responsable du Hezbollah a appelé samedi à la "résistance", seule option selon lui pour le groupe armé pro-iranien au lendemain de frappes israéliennes qui ont tué huit de ses membres au Liban.

Publié le : 21/02/2026 - 16:45Modifié le : 21/02/2026 - 16:59

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Alors que l'armée israélienne a conduit vendredi de nouvelles frappes meurtrières dans le sud et l'est du Liban, un responsable du Hezbollah a appelé samedi 21 février à la "résistance", seule option selon lui pour le groupe armé pro-iranien.

Au moins douze personnes ont été tuées, dont huit membres du Hezbollah, et ​50 autres blessées lors de ces frappes israéliennes, les plus meurtrières dans le pays depuis novembre, Israël affirmant avoir visé des centres de commandement du Hezbollah et du Hamas palestinien.

"Quelle autre option avons-nous pour nous défendre (...) pour défendre notre terre, pour défendre notre patrie ? Quelle autre option avons-nous à part la résistance ? Nous n'en avons pas d'autre", a déclaré Mahmoud Qamati, vice-président du bureau politique du Hezbollah, dans un discours prononcé à Beyrouth et diffusé par la chaîne de télévision Al-Manar du Hezbollah.

Des frappes malgré le cessez-le-feu

Ces attaques interviennent en dépit d'un cessez-le-feu ayant mis fin en novembre 2024 à la guerre entre Israël et le Hezbollah libanais, allié du Hamas, et à l'approche d'une conférence internationale pour soutenir l'armée libanaise en déficit de moyens, prévue à Paris le 5 mars.

Les "frappes ennemies israéliennes" sur plusieurs endroits de la vallée de la Bekaa", dans l'est, ont tué 10 personnes et blessé 24 autres", a déclaré le ministère libanais de la Santé, ajoutant que trois enfants figuraient parmi les blessés.

L'armée israélienne a annoncé avoir visé des "centres de commandement du Hezbollah", qui a ensuite déclaré qu'un "commandant" du groupe soutenu par l'Iran figurait parmi les victimes.

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Plus tôt dans la journée, deux personnes avaient été tuées par une frappe israélienne dans le camp de réfugiés palestiniens d'Ain el-Héloué (sud du pays), selon le ministère libanais de la Santé.

Sur place, un photographe de l'AFP a vu de la fumée s'élever d'une petite maison touchée dans un quartier de ce camp palestinien densément peuplé – le plus grand au Liban. Selon l'agence ANI, la frappe a été effectuée par un drone.

L'armée israélienne a déclaré y avoir visé "un centre de commandement du Hamas à partir duquel opéraient des terroristes".

Le mouvement islamiste palestinien, qui a condamné dans un communiqué cette attaque "brutale" contre "des civils", a démenti que le lieu visé lui appartenait.

Avec AFP

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