Des précipitations ont entraîné des inondations et des glissements de terrain dans l'État de Minas Gerais, situé dans le sud-est du Brésil. Les pompiers ont fait état, mardi soir, d'un bilan de 30 morts au total dans les villes de Juiz de Fora et d'Uba, alors qu'une quarantaine de personnes sont portées disparues.

Publié le : 24/02/2026 - 15:45Modifié le : 25/02/2026 - 11:49

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Des pluies torrentielles ont ravagé le sud-est du Brésil. Au moins 30 personnes sont mortes dans les villes de Juiz de Fora et d'Uba, dans l'État de Minas Gerais, mardi 24 février, selon un dernier bilan des services nationaux des pompiers. Plus de 200 personnes ont été sauvées.

Les pompiers, aidés de chiens renifleurs, poursuivent les recherches pour retrouver 39 disparus au milieu des débris.

La maire de Juiz de Fora, Margarida Salomao, a décrété à l'aube l'état de catastrophe naturelle face aux précipitations "intenses et persistantes" ayant provoqué au moins 20 glissements de terrain.

Quelque 3 000 personnes ont dû fuir leur domicile, selon les services municipaux.

Il s'agit du mois de février le plus pluvieux de l'histoire de cette ville, avec 584 millimètres de précipitations, soit le double de ce qui était attendu pour le mois entier.

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Au Parque Burnier, quartier à flanc de colline de Juiz de Fora, une des zones les plus sinistrées, douze maisons ont été emportées par un de ces glissements de terrain, a indiqué à l'AFP le commandant des pompiers Demetrius Goulart. "Beaucoup de gens étaient chez eux", a-t-il précisé.

Wilton Aparecido de Souza a les larmes aux yeux. Son fils de 20 ans se trouve dans les décombres de cette coulée de boue. "Sa vie est entre les mains de Dieu. C'est un bon garçon, il venait de finir son service militaire et il voulait s'acheter une moto", dit à l'AFP cet homme de 42 ans. "Qu'on retrouve au moins son corps, pour que je puisse l'enterrer dignement", ajoute-t-il dans un sanglot.

Des bénévoles aident les pompiers

Des dizaines d'habitants du quartier observent le travail inlassable des pompiers à la recherche de disparus. Les visages sont hagards, les regards plein de détresse.

Lors des rares moments où les moteurs des pelleteuses s'arrêtent, le silence est pesant, juste troublé par les aboiements d'un chien.

"Presque tous les gens ensevelis dans cette boue sont de ma famille, il y a ma sœur, mon neveu", déplore Cleiton Ronan, magasinier de 32 ans. "J'ai eu un malaise, j'ai hurlé, j'ai prié. Mon sentiment, c'est la tristesse, mais aussi l'espoir qu'on trouvera des survivants", poursuit-il.

Mais "plus le temps passe, plus les chances de retrouver des survivants sont minces", déclare à l'AFP Paulo Roberto Bermudes Rezende, coordinateur de la Défense civile de Minas Gerais, venu au Parque Burnier constater les dégâts.

Des bénévoles munis de pelles sont venus prêter main-forte aux pompiers. "Quand j'ai déterré des objets appartenant à des enfants, des ballons, des ours en peluche, ça m'a fendu le cœur. Moi aussi je suis papa (...) j'essaie d'aider comme je peux", raconte Atila Mauro, maçon de 33 ans.

Enchaînement d'intempéries

Les secours luttent à la fois contre des inondations, des glissements de terrain et des risques structurels sur les berges et dans les zones proches de la rivière Paraibuna, qui est sortie de son lit, a précisé le lieutenant Henrique Barcellos, des pompiers du Minas Gerais.

Les autorités ont suspendu les cours dans toutes les écoles municipales.

"Notre priorité est de garantir une assistance humanitaire, la remise en route des services de base, une aide aux personnes déplacées, et un soutien à la reconstruction", a écrit le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, sur X.

Le Brésil a connu plusieurs drames ces dernières années liés à des phénomènes climatiques extrêmes : inondations, sécheresse ou fortes vagues de chaleur.

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En 2024, des inondations avaient frappé le sud du pays et fait plus de 200 morts, affectant 2 millions d'habitants, l'une des pires catastrophes naturelles de l'histoire moderne du Brésil. En 2022, une violente tempête avait fait 241 morts dans la ville de Petropolis, dans l'État de Rio de Janeiro. Des experts ont lié la plupart de ces événements meurtriers aux effets du changement climatique.

Avec AFP

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