Un dernier hommage sera rendu samedi à Pengo Bossio Wangi, tué dans l'attentat raciste du 23 octobre à Trappes, a indiqué sa famille, lors d'une cérémonie publique au cimetière de Guyancourt. Le jeune homme de 26 ans avait été ciblé pour sa couleur de peau par le suspect, Kevin T., qui considérait la ville des Yvelines comme "un repaire d'islamistes".
Publié le : 07/11/2026 - 11:14
Un dernier hommage "dans le recueillement, la sérénité et la dignité". Les obsèques de Pengo Bossio Wangi, tué lors de l'attaque terroriste du 23 octobre à Trappes, se dérouleront samedi 7 novembre à Guyancourt, a indiqué sa famille dans un communiqué transmis vendredi soir à l'AFP par leur avocat.
La cérémonie publique se tiendra de 16 h à 17 h au cimetière paysager de Guyancourt, dans les Yvelines, et "est ouverte à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent rendre hommage à Pengo et passer ce moment avec nous", écrivent dans ce document la mère de la victime, Valérie Bossio, et deux de ses sœurs, Tiffany et Ritsia Brou. Elle n'est cependant pas ouverte "aux journalistes" et "aux femmes et hommes politiques", selon le communiqué.
"Cette décision ne traduit aucune défiance à leur égard : elle répond à notre seul souhait de vivre ce moment de deuil loin de toute exposition médiatique et de toute récupération, quelle qu'elle soit", explique la famille.
Jeune espoir français des arts martiaux mixtes (MMA), qu'il pratiquait au sein de l'Atch Academy à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), Pengo Bossio Wangi avait 26 ans quand il a pardu la vie.
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"Haine est attisée par les discours d'extrême droite"
Vendredi 23 octobre, Kevin T. a tué ce jeune homme noir par balle à Trappes et a fait sept blessés, dont une fillette de 11 ans grièvement touchée à La Verrière, commune voisine.
Mis en examen et placé en détention provisoire le 29 octobre, le suspect a reconnu avoir "spécifiquement ciblé des personnes (...) de type musulman ou africain ou nord-africain" et choisi Trappes, ville considérée à ses yeux comme "un repaire d'islamistes", selon le procureur national antiterroriste Olivier Christen.
Des autocollants à la gloire du RN ont également été retrouvés à son domicile de Plaisir (Yvelines), selon le magistrat.
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L'Élysée a par ailleurs prévu de rendre un hommage national aux victimes de cet attentat raciste à une date encore non définie. Le père du jeune homme tué, Bolema Bossio Wangi, avait souhaité lundi que ce moment soit "l'occasion d'une véritable prise de conscience et d'un engagement contre le racisme".
Son avocate, Me Zineb Alami, avait souligné que la haine est attisée par les discours d'extrême droite, relayée notamment par des "médias qui leur offrent une tribune permanente".
Avec AFP
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