Les élus démocrates ont commémoré, mardi, le cinquième anniversaire de l'assaut du Capitole, rappelant la brutalité de cette journée, qui a fait vaciller la démocratie aux États-Unis. De leur côté, des partisans de Donald Trump ont fièrement retracé le parcours effectué en 2021 aux abords du Congrès américain.
Publié le : 06/01/2026 - 17:37Modifié le : 06/01/2026 - 23:50
Le 6 janvier 2021, des centaines de partisans de Donald Trump prenaient d'assaut le Capitole de Washington, ébranlant la démocratie américaine. Mardi marquait le cinquième anniversaire de l'attaque qui, un an après le retour du milliardaire au pouvoir, divise plus que jamais républicains et démocrates. Car loin des condamnations quasi unanimes dans les jours qui avaient suivi l'assaut, le consensus a aujourd'hui disparu au sein de la classe politique.
Si les démocrates continuent de dénoncer une attaque envers la démocratie, l'appareil républicain est aujourd'hui dévoué au président de 79 ans, qui a toujours refusé de condamner les actions de ses partisans, évoquant une "journée d'amour" et un "débordement d'affection" à son égard.
Le 20 janvier 2025, dès son premier jour de retour à la Maison Blanche, Donald Trump avait gracié l'ensemble des participants, rayant d'un trait de feutre la plus vaste enquête jamais menée par le ministère américain de la Justice. Il a fait brièvement allusion au 6-Janvier lors d'un discours, mardi, devant des parlementaires républicains, minimisant à nouveau son rôle dans les violences de cette journée.
"Disons tous la vérité"
Mais l'opposition démocrate avait prévenu qu'elle s'attacherait, mardi, à garder fraîche la mémoire des événements qui avaient secoué la capitale américaine en 2021. "Il y a cinq ans aujourd'hui, une foule violente a brutalement attaqué le Capitole des États-Unis", a déclaré dans un communiqué Hakeem Jeffries, ténor démocrate au Congrès. "Leur mission était de renverser les résultats d'une élection libre et juste. Nous ne permettrons jamais aux extrémistes d'étouffer leur traîtrise", a-t-il ajouté.
Dans la soirée, des parlementaires démocrates se sont rassemblés sur les marches du Capitole, bougies électriques à la main, pour commémorer l'attaque et dénoncer l'attitude des républicains depuis celle-ci.
Le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer, a fustigé devant la presse la publication mardi par la Maison Blanche d'un site Web, qui accuse les démocrates d'avoir "mis en scène l'insurrection" et qui blâme la police du Capitole pour avoir fait "escalader les tensions" le 6 janvier 2021. Une "déformation vicieuse de la vérité", a tonné Chuck Schumer devant la presse, qui a exhorté : "Disons tous la vérité, et laissons les générations futures s'en souvenir".
Enrique Tarrio "encore plus fier" d'être un Proud Boy
À l'extérieur du Capitole, des partisans de Donald Trump ont marqué également le cinquième anniversaire avec une marche retraçant le parcours effectué en 2021. Parmi eux : Enrique Tarrio, ancien chef de la milice d'extrême droite Proud Boys qui, jusqu'à la grâce prononcée par Donald Trump, purgeait une peine de 22 ans de prison pour son rôle jugé clé dans les événements du 6-Janvier. Rencontré par l'AFP mardi, il a dit être "encore plus fier" d'être membre des Proud Boys aujourd'hui, "parce qu'on a eu ces grâces".
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Le rôle exact de Donald Trump dans les événements du 6-Janvier a fait l'objet d'une enquête par une commission du Congrès, qui a recommandé en 2022 des poursuites pénales à son encontre. Inculpé en 2023 par un tribunal fédéral pour ses tentatives présumées illicites d'obtenir l'inversion des résultats de l'élection de 2020, il a finalement échappé aux poursuites pénales avec sa victoire à la présidentielle de 2024.
Avec AFP
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