Le Parquet national antiterroriste a annoncé, vendredi, s'être saisi de l'enquête sur une attaque au couteau menée un peu plus tôt dans la journée contre des gendarmes près de l'Arc de Triomphe, à Paris. L'assaillant est décédé après avoir été visé par des tirs de riposte d'un gendarme.
Publié le : 13/02/2026 - 19:58Modifié le : 14/02/2026 - 14:34
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Un homme armé d'un couteau qui menaçait des gendarmes vendredi 13 février sous l'Arc de Triomphe à Paris est décédé des suites de ses blessures après avoir reçu plusieurs balles par l'un d'eux. Le Parquet national antiterroriste s'est saisi de l'enquête, a appris l'Agence France-Presse (AFP) de sources concordantes.
Les faits se sont déroulés vers 18 h, lors du ravivage quotidien de la flamme de la tombe du soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe, à deux pas de l'avenue des Champs-Élysées, lorsqu'un homme muni d'un couteau et d'une paire de ciseaux s'est précipité sur un gendarme de la musique de la gendarmerie mobile qui participait au service d'honneur de la cérémonie.
Un autre gendarme a fait usage de son arme de service pour neutraliser l'assaillant, selon le Pnat.
Atteint de plusieurs balles, l'homme a été transporté à l'hôpital. En début de soirée, le Parquet national antiterroriste a annoncé dans un communiqué qu'il était décédé des suites de ses blessures.
Le président Emmanuel Macron a félicité "les gendarmes qui ont réagi tout de suite" et ainsi pu "stopper cette attaque terroriste", en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité.
Dans un message posté sur la plateforme X, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a adressé "tout (son) soutien" au gendarme "qui est intervenu" et "a agi avec sang-froid et détermination face à la menace terroriste qui a voulu nous frapper".
Déjà condamné pour l'agression de deux policiers
Né en 1978 à Mantes-la-Jolie (Yvelines), l'assaillant, Brahim Bahrir, de nationalité française, était fiché S pour radicalisation, selon une source proche du dossier. Il avait été condamné en 2013 en Belgique à 17 ans de réclusion criminelle, a précisé le Pnat, pour avoir poignardé deux policiers à la station de métro de Molenbeek, dans la banlieue de Bruxelles. Il les avait blessés légèrement.
Après avoir été incarcéré en Belgique, il avait été transféré en France le 27 janvier 2015, à la suite d'une décision de reconnaissance du caractère exécutoire du jugement du tribunal de première instance de Bruxelles, a poursuivi le parquet.
Après avoir purgé sa peine, "il était sorti de détention le 24 décembre 2025 et faisait, depuis, l'objet d'un suivi dans le cadre d'une surveillance judiciaire prononcée par le tribunal d'application des peines le 17 juin 2025. Il faisait par ailleurs l'objet d'une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance", a ajouté le Pnat.
Il devait pointer au commissariat tous les jours. Il était domicilié à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), selon une source proche du dossier.
Une enquête confiée à la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris
Le gendarme de la musique, présenté dans un premier temps comme très légèrement blessé par le couteau, ne l'a pas été, l'arme ayant "buté sur le col de sa gabardine", a précisé le Pnat.
Le parquet antiterroriste avait annoncé aussitôt après les faits avoir ouvert une enquête en flagrance, en ajoutant qu'un magistrat du parquet se rendait sur les lieux. L'enquête a été ouverte pour tentative d'assassinats sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et de participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle.
Elle a été confiée à la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris, comme service coordonnateur, la police judiciaire de la préfecture de police de Paris et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Dans la soirée, quelques camions de CRS, gyrophares clignotants, étaient stationnés sur la place de l'Étoile et barraient l'accès à la tombe du soldat inconnu, a constaté une journaliste de l'AFP, tandis que les arrêts de bus environnants n'étaient pas desservis et les stations de métro étaient fermées.
Des touristes sous des parapluies filmaient le monument sans savoir ce qu'il s'y était passé une heure auparavant.
La circulation avait repris avant 20 h place de l'Étoile, mais les forces de sécurité étaient toujours présentes en nombre. Vers 21 h 30, des membres de la police technique et scientifique inspectaient avec des lampes torche l'intérieur d'un véhicule de la gendarmerie stationné près du parvis de l'arc de Triomphe, portière avant ouverte. Un cavalier de scène de crime était disposé sur le toit du véhicule, selon la journaliste de l'AFP.
L'agression est intervenue alors que les gendarmes effectuaient un service d'honneur sous l'Arc de Triomphe, à deux pas des Champs-Élysées, pour la cérémonie du ravivage de la flamme sur la tombe du soldat inconnu.
Avec AFP
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