Au centre d'un scandale au Royaume-Uni après la publication de nouveaux documents sur ses liens avec Jeffrey Epstein, l'ex-ministre et ambassadeur britannique Peter Mandelson a été interpellé, lundi, puis libéré sous caution par la police londonienne. Il est soupçonné d'avoir transmis des informations sensibles au financier et pédocriminel américain.

Publié le : 23/02/2026 - 18:21Modifié le : 24/02/2026 - 04:58

L'ancien ministre et ambassadeur britannique Peter Mandelson a été libéré sous caution après son arrestation, lundi 23 février, dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de transfert d'informations sensibles au financier et pédocriminel américain Jeffrey Epstein.

Peter Mandelson, figure centrale de la vie politique britannique et ancien ambassadeur du Royaume-Uni à Washington, a été arrêté vers 17 h GMT lundi, soupçonné de manquements à ses devoirs dans l’exercice de ses fonctions publiques, à la suite d’allégations liées à la dernière série de documents associés à Epstein.

"Un homme de 72 ans, arrêté pour soupçons de faute professionnelle dans l'exercice de ses fonctions publiques, a été remis en liberté sous caution dans l'attente de la poursuite de l'enquête", a indiqué la police dans un communiqué publié mardi au petit matin, l'agence Presse Association précisant qu'il s'agit de Lord Mandelson.

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La BBC et Sky News avaient montré des images de Peter Mandelson quittant son domicile du centre de Londres, accompagné d'un homme et d'une femme qui l'ont escorté jusqu'à une voiture banalisée.

Le gouvernement travailliste fragilisé

Cette arrestation de celui qui fut une figure du Labour survient quatre jours après l'arrestation, jeudi, de l'ex-prince Andrew, l'autre grand suspect britannique mis en cause dans l'affaire Epstein.

Le frère du roi Charles III est lui aussi soupçonné d'avoir transmis des informations au pédocriminel américain, lorsqu'il était représentant spécial du Royaume-Uni pour le Commerce, de 2001 à 2011. Il a été remis en liberté après avoir passé plusieurs heures en garde à vue jeudi.

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La police londonienne avait indiqué le 3 février avoir ouvert une enquête contre Peter Mandelson, après que des documents des dossiers Epstein, rendus publics fin janvier par le ministère américain de la Justice, suggéraient qu'il aurait transmis des informations susceptibles d'influer sur les marchés au financier américain, notamment lorsqu'il était ministre dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown, de 2008 à 2010.

Trois jours plus tard, la police avait annoncé perquisitionner deux résidences de Mandelson, dans l'arrondissement de Camden, à Londres, et dans le Wiltshire (sud-ouest de l'Angleterre).

Ces développements ont fragilisé le gouvernement travailliste de Keir Starmer, accusé d'avoir nommé fin 2024 Peter Mandelson ambassadeur à Washington, alors même qu'il savait que l'ex-ministre et ex-commissaire européen était resté proche de Jeffrey Epstein après sa condamnation pour crimes sexuels.

Keir Starmer, qui avait déjà rappelé Peter Mandelson en septembre dernier, a depuis présenté ses excuses, notamment aux victimes de Jeffrey Epstein, et son chef de cabinet comme son directeur de la communication ont démissionné.

Le gouvernement s'est depuis engagé à publier tous les documents liés à la nomination et à la révocation de Peter Mandelson. Une première tranche devrait être publiée début mars, a indiqué un membre du gouvernement lundi.

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Avec AFP

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